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Economie

le financement de la rénovation d’un rond-point «gilets jaunes» par la ville fait polémique


Dans le cadre de son opération «Chantier ouvert au public», la mairie a accepté de financer des travaux pour un montant de 11.000 euros.

Le chantier, qui a démarré lundi, ne passe pas inaperçu. Dans le cadre de son opération «Chantier ouvert au public», la ville finance l’aménagement d’un rond-point occupé depuis deux ans par les gilets jaunes. Une pergola avec un toit, un plancher en bois, deux tables, des bancs, et six jardinières sont en train d’être installés sur le rond-point. La rénovation, qui doit se terminer ce jeudi, aura coûté 11.000 euros.

Depuis 2018, la ville finance une vingtaine de «COP» par an, soit près de 45 au total, mais c’est le premier chantier aux couleurs des gilets jaunes à bénéficier de ce dispositif.

D’après la mairie de Grenoble, la demande de rénovation a été effectuée il y a huit mois par le collectif des gilets jaunes et a été acceptée cet été. «Nous n’avons pas de critère politique sur l’acceptation des demandes de Chantier ouvert au public. Ce n’est pas parce qu’ils portent des revendications qui déplaisent au gouvernement qu’ils n’ont pas le droit aux dispositifs portés par la ville. Les équipements apportés sur ce rond-point pourront être utilisés par tous. Les gilets jaunes l’utiliseront seulement le samedi pour tenir leur Assemblée Générale», explique Margot Belair, neuvième adjointe au maire et déléguée au Chantier Ouvert au public.

Réactions de l’opposition

La décision a malgré tout fait réagir l’opposition. Emilie Chalas, élue d’opposition LREM à la mairie de Grenoble, juge ce financement «inacceptable».

Même son de cloche du côté d’Alain Carignon, conseiller municipal d’opposition à Grenoble et ancien maire de la ville.

Interrogé au micro des «Grandes Gueules», sur RMC ce mercredi, le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, s’est de son côté dit «très surpris de cette polémique lancée par la macronie».

Il a expliqué sa décision de débloquer ces fonds pour ce fameux rond-point : «Il se trouve qu’on a lancé il y a trois ans et demi de ça un programme qui s’appelle ‘chantier ouvert au public’. Des chantiers dans lesquels il y a des bénévoles qui viennent, qui fabriquent quelque chose. Et il y a la mairie qui apporte des compétences techniques et du matériel. Donc ça se fait pour les ‘gilets jaunes’ comme ça se fait un peu partout pour la ville. Et ça fonctionne très très bien, c’est une façon de se réapproprier la ville», assure-t-il.

Les Chantiers ouverts au public (Cop) de la ville de Grenoble réunissent des agents de la Ville, des bénévoles et des habitants autour d’un projet commun sur l’espace public tels que des aménagements ou des embellissements. «Les habitants ou les associations intéressés font une demande auprès des services de la mairie qui va financer le projet. Les chantiers coûtent entre 5000 et 14.000 euros», explique-t-on du côté de la mairie, qui reconnaît que la plupart des demandes sont acceptées. Y compris donc celle du rond point des gilets jaunes.


À voir aussi – À Paris, une foule mobilisée à l’appel de «gilets jaunes» contre le passe sanitaire



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