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Finance

Le gestionnaire du réseau électrique français vigilant sur l’approvisionnement en métaux



Publié le 5 janv. 2022 à 18:30

Au XXe siècle, on s’interrogeait surtout sur la taille des réserves de gaz et de pétrole ou sur la dépendance aux pays producteurs. « La transition énergétique du XXIe siècle déplace ces questions d’approvisionnement » vers les ressources minérales, met en garde Réseau de transport d’électricité (RTE), le gestionnaire français du réseau électrique. Car même dans un monde sans pétrole, les besoins en ressources naturelles restent colossaux .

Dans un rapport fleuve sur les différentes voies pour atteindre la neutralité carbone en 2050, RTE consacre de vastes passages aux possibles mix énergétiques de la France, à la part plus ou moins importante des énergies renouvelables, à l’avenir du nucléaire ou encore à la sobriété. L’organisme semi-public s’intéresse également aux matières premières nécessaires à la réalisation de tels scénarios.

Réseau et stockage en première ligne

Eoliennes, panneaux solaires, réseaux, ou batteries, « toutes les technologies envisagées induisent des besoins en ressources plus ou moins importants qu’il convient d’anticiper dans la planification du système ». ​Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’Energie , rappelées par RTE, la demande mondiale en métaux – cuivre, lithium, nickel, cobalt… – va être multipliée par 6 d’ici à 2040.

RTE est en première ligne car « l’augmentation de ces besoins est principalement due au développement du stockage par batterie [pour les voitures ou pour le réseau, NDLR], à l’évolution des réseaux d’électricité » et « dans une moindre mesure aux éoliennes et panneaux photovoltaïques ».

Les terres rares, un faible enjeu

Pour le cuivre , le plus important risque est géologique avec un « manque de découverte de nouveaux gisements ». Concernant le cobalt, essentiel aux batteries, RTE s’inquiète non seulement de réserves limitées mais aussi du faible nombre de pays producteurs : 60 % du cobalt est issu de la République démocratique du Congo. Sur le lithium, le gestionnaire souligne les difficultés à substituer ce métal sans avancée technologique. Il alerte aussi sur la « dépendance géostratégique à la Chine ». Avec ​Tianqi Lithium et Ganfeng Lithium, Pékin est devenu le plus gros producteur de lithium transformé.

RTE tient à rappeler que les terres rares « ne constituent pas un enjeu de premier ordre […] les technologies déployées pour la transformation du système électrique sont en pratique peu consommatrices ». Elles ne sont indispensables qu’à certaines éoliennes, surtout en mer, et seules 6 % en contiennent pour le moment. Le scénario le plus consommateur nécessite entre 2.000 et 17.000 tonnes de terres rares d’ici à 2050. Or les réserves mondiales de néodyme, principal métal rare utilisé, sont estimées à 10 millions de tonnes.



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