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Economie

Le gouvernement de Jean Castex est «le plus cher de la Ve République» selon René Dosière


L’ancien député PS pointe une hausse des effectifs des cabinets ministériels. Il souligne cependant la baisse des rémunérations moyennes et la plus grande féminisation au sein du gouvernement.

«Quoiqu’il en coûte !» La formule s’appliquait-elle aussi au fonctionnement des ministères ? Selon une étude parue jeudi – et réalisée par l’ancien PS de l’Aisne et spécialiste du train de vie de l’État, René Dosière – le gouvernement de Jean Castex est «le plus cher de la Ve République» avec une estimation de 160 millions d’euros pour l’année 2021.

Cette hausse des dépenses de fonctionnement s’explique par les effectifs des cabinets ministériels du gouvernement de Jean Castex qui ont connu une «hausse sensible» en 2020 et 2021, selon cette étude. Le président de l’Observatoire de l’éthique publique dénombre «559 conseillers ministériels au 1er août 2021, alors que le dernier gouvernement d’Édouard Philippe en comptait 313 en 2019, soit une hausse de 79%». Le document budgétaire associé au projet de loi de finances 2022 mentionne quant à lui 570 «membres de cabinet», mais René Dosière ne retient dans son calcul que les conseillers «civils», et pas le cabinet militaire de Jean Castex ou de la ministre de la Défense Florence Parly.

L’augmentation des effectifs vient elle-même de la hausse du nombre de ministres et du décret de juillet 2020 relevant le plafond maximal de collaborateurs : de 10 à 15 pour les ministres de plein exercice, 13 par ministre délégué et 8 par secrétaire d’État. Avec les coudées franches dans le choix de la taille du gouvernement, l’exécutif a nommé 16 ministres de plein exercice, 14 ministres délégués et 12 secrétaires d’État. Le gouvernement actuel arrive en 5e position dans le classement des gouvernements les plus fournis de la Ve République. À rebours du choix critiqué d’Emmanuel Macron en 2017 de réduire drastiquement le nombre de membres des cabinets ministériels. Cependant, avec 36 ministres en tout, il reste encore loin du record de Michel Rocard et ses 49 ministres, en 1988.

Conséquence de ces effectifs accrus, le coût global du gouvernement, avec conseillers et personnels support, a augmenté lui aussi. René Dosière l’estime à «160 millions d’euros» en 2021. En 2020, des documents budgétaires «incomplets» en raison du changement de gouvernement avaient conduit René. Dosière à une estimation erronée, à 185 millions d’euros au lieu des 160 millions.

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Les bonnes nouvelles de la rémunération et de la féminisation

Mais l’étude souligne aussi des points positifs, comme une «tendance vertueuse à la baisse des rémunérations individuelles», en recul de 5,9%. Pour autant, la rémunération moyenne reste encore «élevée» à 8.225 euros brut par mois pour un membre de cabinet. L’ancien parlementaire réclame une «grande vigilance» à ce sujet. On constate également davantage de femmes dans les rangs (43%). Mais «les postes de responsabilité sont toujours majoritairement occupés par des hommes» et le cabinet du Premier ministre est le «moins féminin (30%)».

Parmi les «nouveautés», René Dosière signale que le nombre de contractuels dans les cabinets augmente au point de devenir pour la première fois «majoritaire» (54%), «essentiellement en raison du recrutement de jeunes collaborateurs politiques issus de LREM et du vivier des assistants parlementaires».



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