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Finance

Le holding des familles Frère et Desmarais s’offre une nouvelle pépite de la gestion



Publié le 16 nov. 2021 à 20:08

Et de trois. Les équipes d’investissement des familles Frère et Desmarais poursuivent leur ascension éclair avec une nouvelle acquisition en moins d’un an. GBL a annoncé mardi soir l’entrée en négociations exclusives de sa filiale Sienna auprès de La Française (Crédit Mutuel Nord Europe) pour le rachat de sa société de gestion de dette Acofi et ses 2,4 milliards d’euros d’actifs.

Après L’Etoile Properties dans la gestion immobilière cet été, et l e gérant de Malakoff Humanis il y a à peine plus d’un mois , cette nouvelle acquisition porterait les actifs de Sienna à 34 milliards d’euros contre seulement…. 3 milliards il y a onze mois. « Nous avons franchi une étape majeure pour devenir le premier investisseur dans les actifs alternatifs en Europe », se félicite Pedro-Antonio Arias, le dirigeant de Sienna.

Une stratégie impulsée par son holding de tête GBL, dirigé par Ian Gallienne, qui affiche désormais pas moins de 54 milliards d’euros d’actifs. La société d’investissement distance désormais ses compétiteurs d’hier comme Wendel ou Eurazeo, et a donné un coup d’accélérateur à sa diversification.

D’autres projets de croissance

« Avec Acofi, nous prenons position sur une classe d’actifs qui a vocation à croître très fortement dans les mois qui viennent, explique Pedro-Antonio Arias, le dirigeant de Sienna. Avec la fin des dispositifs d’aides d’Etat, l’ensemble des entreprises ne passeront pas forcément les filtres des comités de crédit bancaires ou voudront se libérer des contraintes associées pour leur croissance ».

« Se renforcer dans la dette nous permet de lisser notre profil de risque, la dette étant plus sécurisée que l’investissement en capital », ajoute Pedro-Antonio Arias. Il met en avant la longévité de l’équipe lancée en 1997, qui n’a connu aucun défaut sur ses investissements.

En s’adossant à Sienna, Acofi disposera de son côté de moyens pour investir dans des financements plus risqués que la dette senior auprès d’entreprises immobilières, industrielles ou publiques, son prisme traditionnel.

La vente par le groupe La Française des titres Acofi n’est pas une totale surprise. Celui-ci était entré à son capital à hauteur de 20% en 2014 quand Acofi avait abandonné la gestion de fonds actions pour se concentrer sur la dette.  Sa participation avait ensuite augmenté au fil du temps pour atteindre 40% en 2020. Ces dernières années, La Française a cherché à se délester de plusieurs filiales, dont la boutique de gestion quantitative LFIS. 

Ce recentrage intervient à l’heure où sa maison-mère, le Crédit Mutuel Nord Europe, se rapproche du puissant Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Or ce dernier dispose de son propre pôle de gestion d’actifs, dominé par Crédit Mutuel Asset Management.

La filiale de GBL, quant à elle, n’entend pas s’arrêter là. D’autres projets de croissance sont déjà à l’étude dans le private equity et les actifs renouvelables. « Nous voulons offrir la palette la plus large et homogène envisageable », dit Pedro-Antonio Arias.



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