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Economie

le PDG d’Orange Stéphane Richard condamné en appel à 1 an de prison avec sursis


L’ex-directeur de cabinet de la ministre de l’Économie de l’époque Christine Lagarde est reconnu coupable de complicité de détournement de biens publics.

Le PDG d’Orange Stéphane Richard a été condamné mercredi par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d’amende dans l’affaire de l’arbitrage controversé de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Après une relaxe générale en première instance en juillet 2019, celui qui était à l’époque directeur de cabinet de la ministre de l’Économie Christine Lagarde a été reconnu coupable de complicité de détournement de biens publics.

La question de l’avenir de Stéphane Ricard a la tête d’Orange se pose donc. Le conseil d’administration du groupe doit se tenir cet après-midi. La doctrine de l’État sur le sujet est claire. Ou du moins, elle l’était voici deux ans, quand Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, déclarait au micro de BFM TV : «Pour toutes les entreprises publiques qui sont sous ma responsabilité de ministre de l’Économie, les règles du jeu doivent être claires: s’il y a condamnation du dirigeant, il y a départ immédiat du dirigeant». L’État détient 23% du capital d’Orange et tous le placent en position d’arbitre dans ce dossier.

À VOIR AUSSI – Affaire Tapie : Stéphane Richard sorti d’affaire ? Les réponses d’Enguerrand Renault (10/07/2019)

Avenir compromis

Mais, le mandat de PDG de Stéphane Richard arrive à échéance en avril prochain. Le patron avait ouvert la porte à une direction bicéphale. En cas de relaxe, il aurait assuré la présidence du groupe, avec un directeur général exécutif. Ce passage de relais en douceur est bousculé par la décision de la cour d’Appel. Plusieurs options sont sur la table. Stéphane Richard pourrait assurer son propre intérim, jusqu’au printemps tout comme il pourrait anticiper son départ. Seule certitude : son avenir à la tête du groupe est compromis, à moins que ses actionnaires ne décident finalement de lui renouveler leur confiance.

Le jugement ouvre de fait la porte à une autre question : qui pour remplacer Stéphane Richard à la tête d’Orange. Le Conseil d’administration, et plus particulièrement le Comité de gouvernance et de responsabilité sociale et environnementale, recherche depuis plusieurs mois un directeur général pour le groupe. Plusieurs candidats internes et externes ont été entendus, à commencer par «les administrateurs qui le souhaitaient». Le jugement vient perturber cette mécanique.

«Les premiers échos sont une très grande tristesse du personnel. C’est une page de l’histoire du groupe qui se tourne», salue Sébastien Crozier, CFE-CGC, qui rappelle que Stéphane Richard n’est pas «entravé dans ses fonctions par la sanction». D’autant que l’intéressé peut encore se pourvoir en Cassation.

L’ancien magistrat Pierre Estoup et l’avocat historique de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, ont eux été condamnés pour escroquerie, respectivement à trois ans d’emprisonnement ferme et 300.000 euros d’amende, et à trois ans de prison dont un ferme, 300.000 d’amende et une interdiction d’exercice pendant cinq ans.



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