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Economie

Le RER B ne marche pas ? On vous propose un vélo !


La start-up française Zoov, qui propose un service de vélos électriques en libre-service, facilite le déplacement des usagers du RER B lors des travaux d’été.

Comme annoncé en juin, la RATP a noué un partenariat avec l’entreprise Zoov pour permettre aux usagers du RER B de se déplacer entre les stations fermées pendant les travaux d’été, en complément des bus de remplacements mis en place. La start-up, présente dans le sud de la région parisienne depuis 2019 et également implantée à Bordeaux, propose des vélos en libre-service que les utilisateurs peuvent prendre et garer soit en station, soit de manière libre à la manière des trottinettes électriques.

Les usagers du sud de la ligne peuvent ainsi, depuis le 10 juillet et jusqu’au 20 août prochain, bénéficier chaque jour de 15 minutes d’utilisation gratuite des vélos de la marque grâce à leur abonnement Navigo. Les personnes qui ne disposent pas de l’abonnement de transport peuvent quant à eux profiter de 15 minutes offertes sur leur premier trajet. Passé ce délai, il leur faudra débourser 20 centimes par minute.

1 000 bénéficiaires pour environ 5 000 trajets depuis le début de l’opération

L’entreprise a ouvert, à l’occasion du partenariat, 5 bornes de recharge temporaires pour étendre la portée des vélos à disposition et encourager les passagers du RER à utiliser le service. « Les stations sont très légères et fixées à même le sol. Les vélos s’y attachent par un électro-aimant » explique la start-up.

Carte du réseau Zoov sur le Sud de la ligne B du RER. Zoov

Depuis son lancement, le dispositif semble remporter l’adhésion des voyageurs: « Les minutes gratuites ont déjà fait plus de 1 000 bénéficiaires pour environ 5 000 trajets depuis le 10 juillet » nous rapporte Zoov, soit une moyenne de 5 trajets par utilisateur de l’offre. Fort de ce succès, une autre station pourrait ouvrir à Massy Verrières.

Le nerf de la guerre pour la start-up réside dans la réallocation des vélos aux stations. « Une équipe de 8 agents de terrain réalloue les vélos en fonction de la demande grâce à un algorithme ». L’algorithme détermine ainsi les lieux où la demande est la plus forte. Il calcule ensuite le nombre de vélos à allouer en fonction du nombre optimal de vélos pour satisfaire la demande et du nombre de vélos disponibles. La flotte – 450 vélos – n’a donc pas vu son effectif augmenter depuis l’ouverture du partenariat avec la RATP, une simple réallocation des vélos dans les stations temporaires a été opérée.

Un dispositif utilisé en complément de l’offre de transports

Le dispositif s’inscrit par ailleurs dans une logique de complémentarité avec le RER B. Selon Zoov, « 50% des trajets se font au départ ou à l’arrivée d’une gare RER » dans ces villes de banlieue où le dernier kilomètre est souvent mal desservi par les transports. S’il est trop tôt pour analyser précisément les données depuis la mise en place de l’offre pour les détenteurs de la carte Navigo, Zoov confirme : « La carte de fréquentation montre que les trajets suivent le RER ». Les utilisateurs semblent donc en effet utiliser les vélos pour remplacer les trains interrompus sur une partie de la ligne. Le partenariat, qui se termine le 20 août, pourrait pousser Zoov à pérenniser certaines stations temporaires en espérant d’ici là « convertir certains usagers à l’utilisation du service ».

Dans les gares, la réalité est parfois plus contrastée. Les agents que la RATP a déployés pour aiguiller les passagers des stations de RER fermées au public et que nous avons pu interroger sont peu nombreux à connaître l’existence de ce service et à le recommander.

Du côté des utilisateurs, certains saluent cependant une initiative qui facilite le quotidien sans alléger le porte-monnaie. Vibaul Hinn fait partie de ceux qui ont achevé les démarches pour pouvoir utiliser les 15 minutes de trajet offertes avec la carte Navigo. Après l’envoi de ses justificatifs à l’entreprise et un temps d’attente conséquent – deux semaines – pour que ceux-ci soient validés, il a enfin pu profiter de l’offre. S’il était déjà client de Zoov, il explique avoir intensifié son utilisation avec la mise en place du dispositif. Pour le jeune homme, qui travaille de nuit en alternance, « le service est pratique pour se rendre au travail à quatre heures du matin ». Il l’utilise également pour rejoindre la gare et prendre les bus de remplacement mis en place par la RATP pendant toute la durée des travaux d’été. Seule ombre au tableau : la distance qu’il faut parfois parcourir pour trouver les vélos Zoov. «Tout dépend des zones et des horaires, mais en journée il est parfois compliqué de trouver un vélo disponible. La nuit, ils sont plus accessibles». L’opération semble toutefois payante puisqu’il confirme dépasser parfois les 15 minutes gratuites et basculer sur «le forfait normal».



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