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Economie

Le succès du DuoDay, ce moment partagé en entreprise


Cette année, les membres du gouvernement donneront à nouveau l’exemple.

L’engouement pour le DuoDay, opération qui permet aux entreprises d’ouvrir leurs portes aux personnes en situation de handicap, pour y former, le temps d’une journée, un binôme entre un professionnel et un handicapé, va crescendo. Pour sa nouvelle édition, ce jeudi, quelque 29.000 offres provenant de plus de 7000 entreprises et 28.000 candidats ont été enregistrés sur la plateforme dédiée. De quoi largement dépasser les 10.000 tandems constitués en 2019. La manifestation renoue cette année avec un format en présentiel, contrairement à l’an dernier, où la crise sanitaire avait imposé des rencontres en visio. Malgré ce contexte spécial, 10 % des personnes interrogées lors d’un sondage mené trois mois après le DuoDay 2020 indiquaient avoir trouvé un CDI ou un CDD ou encore un stage.

Cette année, les membres du gouvernement donneront à nouveau l’exemple. Le premier ministre Jean Castex ainsi que la ministre du Travail Élisabeth Borne et la secrétaire d’État chargée du Handicap Sophie Cluzel seront notamment accompagnés de leur binôme lors de leurs déplacements à Chartres dans un site de production de Guerlain – qui emploie des collaborateurs handicapés -, puis dans un Esat à Paris.

Un index handicap

Si, chaque année, de nouvelles entreprises participent à l’événement, nombreuses sont celles qui y demeurent fidèles, avec de plus en plus de collaborateurs désireux de s’y investir. C’est notamment le cas de Schneider Electric, qui, depuis 2018, a formé plus de 170 duos dans l’ensemble de ses métiers (production, logistique, tertiaire) et sur tous ses sites. «Nos salariés se réinscrivent d’une année sur l’autre et partagent leur expérience sur le réseau social de l’entreprise, donnant ainsi envie à d’autres d’y prendre part. C’est positif et c’est l’occasion de déconstruire des stéréotypes», relève Julie Legoubin, responsable insertion et mission handicap.

Une de ses collaboratrices garde le lien avec les personnes handicapées rencontrées. C’est ainsi qu’en 2018 une alternance a été proposée à Thelma, alors en master de management des systèmes d’information. Toujours dans le groupe, elle est aujourd’hui devenue manager innovation digitale et technologie. «Nul n’est inemployable quand il est bien accompagné. Les employeurs ne sont pas malveillants mais ne savent pas toujours comment faire pour engager une personne handicapée», souligne Sophie Cluzel.

Courant décembre, la secrétaire d’État devrait lancer un index handicap. Sur la base du volontariat, des entreprises publieront les résultats de leur politique en faveur de l’emploi des personnes handicapées, basés sur six critères, allant de leur taux d’emploi direct aux achats inclusifs, en passant par la sensibilisation effectuée. «Ce qui m’importe, c’est d’engager, de passer de l’obligation à l’envie», assure Sophie Cluzel.



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