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Finance

Les Bourses européennes repartent à la baisse après un nouveau plongeon du Nasdaq



Le répit aura été de courte durée. Après deux séances de rebond, la Bourse de Paris s’enfonçait à nouveau dans le rouge mercredi. Entre l’inflation galopante aux Etats-Unis et la perspective d’un fort ralentissement de la croissance chinoise, les investisseurs restent extrêmement fébriles.

L’indice CAC 40 plongeait de 2,26 % à 6.127 points à l’ouverture, après un nouveau plongeon de plus de 3 % du Nasdaq, l’indice de Wall Street à forte coloration technologique, la veille. Ce jeudi matin, les Bourses de Tokyo, Hong Kong et Shanghai ont toutes clôturé en baisse. Les autres Places européennes ont également entamé la séance dans le rouge. Le DAX allemand reculait de 2,1 % et le FTSE londonien de 1,9 %.

Volatilité toujours élevée

Signe de la forte nervosité des investisseurs, les séances chaotiques s’enchaînent sur les marchés financiers. L’indice de la volatilité de la bourse américaine, le VIX, surnommé l’indice de la peur, s’est installé au-dessus des 30 points ces cinq dernières séances. Il faut dire que les pertes prennent de l’ampleur. Depuis le début de l’année, le CAC 40 a plongé de 14 %, le S & P 500 de 17 % et le Nasdaq s’est effondré de 27  %.

Le maintien de l’inflation américaine à 8,3 % sur un an en avril après 8,5 % en mars a ravivé les craintes de voir la Réserve fédérale contrainte de donner un nouveau coup d’accélérateur à sa politique de resserrement monétaire. De quoi renforcer l’attrait du billet vert. L’euro a sombré ce jeudi matin sous le seuil des 1,05 dollar pour la première fois depuis 2016. Il s’approche désormais de son plus bas niveau en plus de vingt ans. En parallèle, la perspective d’un ralentissement économique d’ampleur, voire d’une récession mondiale, s’est renforcée, réduisant les chances d’un atterrissage en douceur de l’économie américaine.

Ralentissement économique à l’horizon

En Europe, la question des livraisons de gaz russe empoisonne toujours les marchés de l’énergie. La situation économique en Chine inquiète également. La deuxième économie mondiale reste engluée dans sa politique sanitaire « zéro Covid ». Pas de quoi soulager les pressions sur le secteur immobilier : le quatrième promoteur du pays, Sunac, a fait officiellement défaut sur ses obligations mercredi.

Dans la tempête, les investisseurs trouvent refuge auprès de la dette des Etats considérés comme les plus sûrs. Les rendements des obligations souveraines – qui évoluent en sens inverse du prix- se sont fortement détendus. Aux Etats-Unis, celui des Treasuries (bons du Trésor américain) d’une maturité de 10 ans est retombé à 2,82 %, tandis qu’en Europe, le Bund allemand de même échéance évoluait autour de 0,88 %, en recul de 9 points de base, jeudi matin.

A l’inverse, les investisseurs se détournent à vitesse grand V des actifs les plus spéculatifs. La dégringolade des cryptomonnaies s’amplifie. Le bitcoin chutait encore de 8 % ce jeudi à environ 26.000 dollars. Sa valeur a fondu de plus de 60 % depuis son record du 11 novembre dernier, à plus de 67.000 dollars.



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