Image default
Economie

Les Bourses européennes s’enfoncent, Paris et Francfort perdent plus de 2%


L’inflation ainsi que la perspective d’un défaut de paiement des États-Unis plombent les marchés.

La montée des prix du pétrole qui suscite des interrogations quant à la persistance de l’inflation, les difficultés d’approvisionnement et un potentiel défaut de paiement des États-Unis faisaient reculer les marchés boursiers mercredi. Au lendemain d’un rebond tonique et technique, les indices européens faisaient ainsi marche arrière : Paris et Francfort rechutaient de plus de 2%.

À 09H20 GMT, l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, lâchait 2,12% à 6.436,64 points et son pendant à la Bourse de Francfort, le DAX, cédait 2,14% à 14.869,38 points. Milan perdait également 2,19% et Madrid 2,13%.

Après un sursaut à l’ouverture des places asiatiques, insufflé par celui des Bourses occidentales la veille, Tokyo a finalement perdu 1,05% et Hong Kong 0,6%. La Bourse de Shanghai est en vacances cette semaine pour cause de fête nationale en Chine. La tendance négative se profilait aussi à Wall Street, où les contrats à terme sur les principaux indices américains s’enfonçaient profondément dans le rouge.

«Le fait que l’élan se soit essoufflé si rapidement pourrait également s’expliquer par la hausse des rendements obligataires américains, mais il laisse entendre que les actions américaines auront du mal à maintenir leurs gains avant les données salariales de vendredi», indique Jeffrey Halley, analyste chez Oanda. Sur le marché de la dette souveraine, les rendements américains de longue échéance n’ont cessé de se raffermir au cours des dernières séances: le taux à 10 ans grimpait à 1,56%, au plus haut depuis juin. Les investisseurs s’attendent à ce que la Réserve Fédérale américaine annonce début novembre le lancement de la réduction progressive de son soutien monétaire et à ce qu’une hausse des taux directeurs s’en suive possiblement l’an prochain.

Après plus d’un an de parcours ascensionnel, les marchés boursiers sont entravés ces derniers mois par plusieurs obstacles dont des difficultés dans les chaînes de production et la logistique mondiales ainsi que la flambée des prix de l’énergie provoquée par une forte demande liée à la reprise. Alors que les institutions monétaires répètent que la poussée des prix sera temporaire, «la grosse question est la durée du temporaire côté inflation», souligne Jean-François Robin, responsable de la recherche dans une note de Natixis CIB.

Plusieurs banquiers centraux devraient prendre la parole mercredi, notamment le président de la Fed d’Atlanta Raphael Bostic. L’enquête mensuelle ADP sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour septembre aux États-Unis sera à l’honneur avant le très attendu rapport sur l’emploi vendredi, qui, s’il est suffisamment robuste pourrait inciter la Fed à agir plus vite dans la normalisation de sa politique monétaire. En attendant, le président américain Joe Biden peine à faire passer au Congrès le relèvement du plafond de la dette et ses grands plans d’investissement sous le poids des divisions politiques.



Source link

Autres articles

les vendeurs de feux d’artifice et de cotillons font grise mine

administrateur

la ruée sur les tests atteint des sommets

administrateur

Bientôt des emballages consignés pour les plats livrés à domicile?

administrateur

Hervé Morin propose un «samedi blanc» chaque semaine de décembre

administrateur

dans un climat de défiance, la France lance enfin les enchères

administrateur

«42% des fonctionnaires sont en télétravail»

administrateur