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Finance

Les boursicoteurs apprécient les assemblées générales en ligne



Le retour des petits fours et du champagne n’enchante pas forcément tous les boursicoteurs. La levée des dernières restrictions en France a ouvert la voie à la reprise des assemblées générales en présentiel , après deux années où le huis clos s’était imposé du fait de la crise sanitaire.

Mais les entreprises cotées souhaitant choyer leurs actionnaires individuels ont tout intérêt à développer des formats « hybrides », à en croire une étude réalisée par Boursorama, Euronext et Capitalcom auprès de plus de 1.000 clients du courtier en ligne.

Le format « en ligne » de ces réunions essentielles à la démocratie actionnariale a en effet séduit, selon cette étude, près de deux petits porteurs sur trois, même si leurs votes s’exercent par correspondance avant que se tienne l’AG. Ils sont également 6 sur 10 à plébisciter plus généralement les formats à distance pour la communication tout au long de l’année.

Facilité d’accès

La diffusion en ligne des assemblées générales leur a en effet permis de drastiquement réduire les dépenses nécessaires pour y assister. Inutile pour un actionnaire résidant à Perpignan de réserver un aller-retour à Paris, voire une nuitée d’hôtel, pour assister à une AG. Des frais à multiplier, de surcroît, selon le nombre de titres en portefeuille.

L’enjeu n’est pas anodin pour les sociétés cotées. Avec le regain d’intérêt des particuliers pour la Bourse , elles sont de plus en plus nombreuses à chercher à séduire ces nouveaux boursicoteurs, plus jeunes et moins attachés à l’investissement de long terme.

Air Liquide s’est par exemple enorgueilli d’avoir attiré 50.000 nouveaux petits porteurs en 2020, portant leur nombre à 470.000 au total . La société, membre du CAC 40, a lancé mi-mai une campagne sur Facebook, Instagram, LinkedIn et Twitter, ciblant explicitement les trentenaires.

Des « spectateurs passifs »

Des poids lourds du CAC 40 comme TotalEnergies consacrent une attention spéciale à leurs actionnaires particuliers . La major pétrolière française dispose d’une équipe dédiée pour répondre aux questions des petits porteurs, qu’ils peuvent joindre via un numéro vert. Elle a également publié l’an dernier une « charte qualité », qui détaille ses engagements en leur faveur.

Les investisseurs particuliers sont toutefois loin d’être satisfaits des formats proposés pendant la crise sanitaire. Ils sont 77 % à estimer n’être que des « spectateurs passifs » durant les AG. Une critique qui fait écho aux reproches des investisseurs institutionnels . Ils aimeraient notamment pouvoir échanger directement à cette occasion avec les dirigeants. Rares sont les groupes , comme Air Liquide, à proposer un tchat durant l’AG, et la possibilité de poser des questions en direct.

La place de Paris est encore largement en retard sur ce front. Plus d’une entreprise sur cinq du SBF 120 n’avait assuré aucune retransmission, audio ou visuelle, en direct ou en différé, de son assemblée générale 2020, rapportait l’AMF en fin d’année dernière. Et le gérant d’actifs Amundi a été la première société cotée française, et à ce jour la seule, à proposer à ses actionnaires de voter en direct et à distance sur les résolutions de sa dernière AG. Une possibilité pourtant ouverte depuis 2001 en France.



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