Image default
Economie

Les fonctionnaires peuvent télétravailler jusqu’à 3 jours par semaine à partir du 1er septembre


Alors que le rythme de télétravail est maintenant décidé par les entreprises elles-mêmes, l’État veut donner l’exemple avec un système souple.

Donner l’exemple. Alors que la gestion des journées en télétravail est depuis le 1er septembre pleinement dévolue aux entreprises, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a défendu, dans les colonnes du Parisien, le modèle qui a été trouvé dans la fonction publique en la matière. Le 13 juillet 2021, un accord-cadre encadrant le télétravail dans les trois fonctions publiques a en effet été signé. Ce texte, qui entre ce mercredi en vigueur, établit que sur la base du volontariat et avec l’accord du manager, un salarié peut se voir accorder trois journées hebdomadaires de télétravail.

Après le premier confinement, «les Français ont vu que les services publics ont tenu et sont restés ouverts, alors que beaucoup d’agents travaillaient chez eux. Près de 80 % des agents des administrations centrales étaient en télétravail, 50 % dans les services déconcentrés», fait ainsi valoir la ministre Amélie de Montchalin. Elle entend prouver, avec cet accord-cadre, que la fonction publique n’est pas forcément «figée, suiviste, ou en retard».

Ce texte a la particularité d’être contraignant pour les employeurs, ce qui n’est pas le cas de l’accord national interprofessionnel signé dans le privé. Au total, «près de la moitié» des 2,5 millions d’agents de la fonction publique sont en mesure, de par la nature de leur métier, de demander trois journées de télétravail par semaine. Les fonctionnaires dont le travail réclame une présence face au public, comme les enseignants ou les policiers, ne sont en revanche pas concernés. Les proches aidants et les femmes enceintes auront pour leur part la possibilité de demander plus de journées de télétravail hebdomadaires.

Accord négociable localement

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques rassure pourtant: il n’y a, dans cet assouplissement des règles en matière de télétravail, aucun «agenda caché pour chercher à faire des économies sur l’immobilier par le télétravail». Pour les fonctions publiques d’État et hospitalière, l’accord prévoit ainsi une indemnisation forfaitaire des frais de télétravail à hauteur de «220 euros annuels maximum». Par ailleurs, Amélie de Montchalin rejette l’hypothèse d’une administration en «flex office», c’est-à-dire où les salariés s’installent là où ils le souhaitent: «chacun pourra garder un bureau individuel».

Cet accord-cadre, qui va maintenant devoir faire ses preuves dans la vie quotidienne des administrations, pourra encore être renégocié localement par les collectivités territoriales jusqu’au 31 décembre.

À VOIR AUSSI – Retour en présentiel dans les entreprises: «le télétravail limite la taille des clusters», soutient Benjamin Rossi



Source link

Autres articles

Comment une lettre diffamatoire peut coûter cher à un copropriétaire

administrateur

Investir dans un immeuble de rapport

administrateur

c’est peu mesquin, il faudrait déplafonner !

administrateur

Le Sénat vote le «trou de la Sécu», l’amorce d’une 5 branche et une «règle d’or»

administrateur

70% des adultes complètement vaccinés dans l’UE selon von der Leyen

administrateur

Après les rustines chèque énergie et bouclier tarifaire, à quand un grand plan sur l’énergie ?

administrateur