Image default
Finance

Les investisseurs misent sur une poursuite de la hausse à Wall Street



Publié le 18 nov. 2021 à 6:17

Les tiraillements de Goldman Sachs sont révélateurs du dilemme auquel la très grande majorité des investisseurs sont actuellement confrontés. Mercredi, le directeur général de « La Firme », David Solomon, a déclaré que les marchés se trouvaient dans « une de ces périodes où la cupidité (greed) dépasse largement la peur (fear) ». Après 40 ans de carrière, il rappelle que « ces périodes ne sont pas de longue durée. »

La hausse des taux d’intérêt fera inévitablement retomber « l’exubérance de certains marchés », estime-t-il, alors même que les stratèges de marchés de Goldman Sachs viennent de relever leurs perspectives sur les actions américaines. « Nous prévoyons une hausse de 9 % du S&P 500 l’année prochaine [contre 4 % jusqu’à maintenant, NDLR], qui atteindrait ainsi 5.100 points fin 2022 », écrit l’équipe de David Kostin dans une note.

L’orchestre peut continuer à jouer

Dans leur grande majorité, les investisseurs sont, de la même façon, conscients de l’euphorie des marchés. Mais cela ne les empêche pas de considérer que l’orchestre peut continuer à jouer encore quelque temps. L’enquête hebdomadaire menée par Bank of America (BofA) auprès des grands gestionnaires d’actifs mondiaux entre le 5 et le 11 novembre en témoigne.

Les portefeuilles des asset managers n’avaient pas été aussi surpondérés en actions américaines depuis août 2013. Les allocations aux actions américaines ont augmenté de 13 points de pourcentage par rapport au mois précédent. Quant à la part de « cash » dans les portefeuilles, elle s’est réduite, à 4,4 %, contre 4,7 % en octobre. De toute évidence, l’appétit pour le risque l’emporte sur les inquiétudes liées à l’inflation et à la réduction progressive des achats d’actifs (« tapering ») de la Fed.

Inflation transitoire

Les investisseurs sont « convaincus » que l’inflation est transitoire. 51 % d’entre eux s’attendent à une baisse de l’inflation à moyen terme. Ils estiment par ailleurs que la Réserve fédérale restera « bien derrière la courbe » (c’est-à-dire qu’elle ne resserrera pas sa politique monétaire trop vite malgré les pressions inflationnistes), écrivent les stratèges de marché de BofA dans une note publiée mardi.

Les actions des marchés émergents et des Etats-Unis sont considérées comme offrant les meilleures perspectives de rendement pour l’année prochaine. La plupart des investisseurs estiment que le bitcoin, de son côté, restera dans une fourchette de 50.000 à 75.000 dollars au cours des 12 prochains mois.



Source link

Autres articles

Vers un renforcement de l’indépendance des médiateurs bancaires

administrateur

Bercy promet une assurance catastrophe sanitaire « dans les prochaines semaines »

administrateur

BNP Paribas lourdement pénalisé par le coronavirus au premier trimestre

administrateur

Crédit immobilier : la production renoue avec ses niveaux d’avant-crise

administrateur

Les banques centrales prises en étau entre retour de l’inflation et tassement de la croissance

administrateur

Natixis Investment Managers veut rattraper son retard dans la finance durable

administrateur