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Economie

Les journalistes, cibles récurrentes des manifestants contre le passe sanitaire


Plusieurs attaques violentes ont eu lieu, ce samedi, à l’encontre de journalistes de l’AFP et de rédactions régionales.

«Moi, ça fait un an que je n’ai plus allumé la télévision», se félicitait samedi une manifestante anti-passe sanitaire dans le cortège mené par le président des Patriotes Florian Philippot. D’un samedi de manifestation à l’autre, nombre de participants répètent leur perte de confiance dans les médias traditionnels et se félicitent de leur «émancipation». Les réseaux sociaux sont devenus, pour certains, le flux d’informations principal.

Mais ces dernières semaines, la défiance s’est muée en violences. Ce samedi, deux journalistes de l’AFP chargées de couvrir le rassemblement au départ de Montparnasse, à Paris, ont été la cible de cris injurieux («AFP enculés») avant que des manifestants ne les empêchent de réaliser leurs prises de vues et ne leur crachent dessus. La couverture de cette manifestation par l’agence de presse française a été interrompue dans la foulée. Ce dimanche, l’AFP a réagi sur Twitter en rappelant «son engagement ferme en faveur d’une information vérifiée, équilibrée, indépendante, sur le terrain». L’AFP dénonce en outre une «entrave à la liberté d’informer et à l’intégrité de ses journalistes, qui ne faisaient que leur métier en couvrant cet événement».

À voir aussi – «On est là pour se faire entendre»: à Paris, des milliers de personnes rassemblées contre le passe sanitaire

Des altercations récurrentes

Ces agressions s’inscrivent dans un climat de défiance récurrent à l’égard des médias dans les cortèges anti-passe sanitaire. Ce vendredi au sein du cortège parti de Montparnasse, les organisateurs ont, à plusieurs reprises, invité les manifestants à huer les journalistes, qualifiés par un orateur présent sur l’estrade de «péripatéticiennes» souhaitant la reconnaissance des élites «qui les méprisent». À Reims, des journalistes de France Bleu déclarent avoir été traités de «menteurs» par un manifestant qui a ajouté : «les journalistes sont soit des chômeurs, soit des putes.»

Les journalistes de France Bleu Belfort Montbéliard ont également été visés par les manifestants, alors qu’ils étaient dans leurs locaux. Après avoir tenté de pénétrer dans les bureaux du quotidien régional l’Est Républicain, des manifestants ont jeté des œufs sur la vitrine en scandant «collabos, collabos».

Lors de la manifestation parisienne du 22 juillet, deux journalistes de BFMTV, le grand reporter Igor Sahiri et la journaliste reporter d’images (JRI) Philippine David, avaient déjà été victimes d’une violente altercation. Expulsés de la manifestation parisienne, ils ont été violemment pris à partie par des manifestants. Ils ont par la suite reçu le soutien, sur Twitter, du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et de Roselyne Bachelot. «Attaquer la presse, c’est attaquer la démocratie», s’est ainsi émue la ministre de la Culture.

Le même jour, des journalistes de France Télévisions avaient été pris à partie et ciblés par des coups de pied de la part de manifestants à Marseille. France Télévisions a annoncé sa volonté de porter plainte contre les agresseurs.

À voir aussi – Charges, interpellations, jets de projectiles: tensions à Paris entre manifestants et forces de l’ordre





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