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Economie

Les livreurs manifestent ce vendredi à Paris contre les discriminations


Le cortège partira de la place de la République à 15 heures avant de rejoindre la gare du Nord.

Un livreur humilié et frappé à Cergy (Val d’Oise) et un autre qualifié d’esclave à Laval (Mayenne). En un mois, ces deux tristes faits divers ont mis la lumière sur le traitement que ces travailleurs subissent parfois, alors même que leur nombre n’a cessé de s’accroître durant les périodes de confinement. C’est dans ce cadre que le Collectif des livreurs autonomes de plateformes (Clap) a lancé un appel à manifester ce vendredi à partir de 15 heures de la place de la République à la gare du Nord, à Paris. «Plusieurs centaines» de livreurs sont attendus, selon le Clap.

«Les différentes agressions des dernières semaines ont fait naître un grand mal-être au sein de la communauté des livreurs dont une grande partie est issue d’Afrique sub-Saharienne et se sent directement concernée par ce type de propos, explique Jérôme Pimot, le président du Clap. On a l’habitude de manifester pour demander de meilleures conditions de travail, mais là ce n’est même plus cela, il s’agit de droit à la dignité et au respect. On est même plus au 19ème siècle, mais au 18ème.»

À VOIR AUSSI – Un homme soupçonné d’avoir agressé un livreur à Cergy

Passer un message

Pour répondre à ces problématiques de discrimination, chez Uber Eats, société pour laquelle les livreurs de Laval et Cergy travaillaient, on souhaite «passer un message» aux livreurs : «S’ils sont victimes de la moindre discrimination, il faut qu’ils nous préviennent immédiatement, explique-t-on. On ne laissera pas passer, ce n’est pas une perte de temps dans sa journée de travail que de nous contacter.» La plateforme va mettre en place à la fin de l’été, comme elle le fait déjà pour ses chauffeurs de VTC depuis 2019, un bouton anti discrimination donnant accès à un traitement et une prise en charge priorisée. «On peut notamment se mettre immédiatement en contact avec les forces de l’ordre, poursuit-on chez UberEats. Si un livreur a été arrêté 10 minutes quelque part on le saura et cela pourra corroborer sa version des faits. C’est le type d’informations factuelles qui peuvent aider quand ils portent plainte.»

Chez Deliveroo, on assure «ne pas avoir encore eu à faire à ce genre d’agressions», et avoir «le sentiment que la société française est reconnaissante aux livreurs du travail qu’ils font, qu’on a tous vus sur le front pendant les confinements». Par ailleurs, on assure que comme dans tout métier de service, «il y a parfois des frictions et des clients qui se comportent mal», raison pour laquelle chez Deliveroo, les livreurs ne sont pas notés.

En dehors du volet «discriminations», Jérôme Pimot rappelle que les livreurs manifesteront également pour défendre leurs «revendications historiques» liées aux conditions de travail, et notamment à la requalification de leurs contrats en salariat.



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