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Finance

Les réseaux d’agences soutiennent les résultats de BPCE



Les banques françaises ont bien encaissé le choc de la crise en ce début d’année 2021. Dans la lignée des chiffres publiés par BNP Paribas et Société Générale , le groupe BPCE, qui chapeaute les réseaux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires, ainsi que la banque Natixis, a fait état d’un fort rebond de son activité et de ses résultats au premier trimestre.

Le produit net bancaire a bondi de 10,1 % par rapport à la même période l’an dernier, à 6,1 milliards d’euros. Le bénéfice net part du groupe a doublé, pour s’élever à 624 millions d’euros. Tous les métiers du groupe ont contribué à la croissance des résultats, alors que la maîtrise des frais de gestion a occasionné un effet de ciseaux positif sur les marges.

Le rebond est particulièrement notable dans l’activité de banque de détail, encore en souffrance pourtant chez les concurrents. Le produit net bancaire des deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne a augmenté de 5,3 %, à 4,3 milliards d’euros.

Forte hausse du crédit immobilier

« Cette performance, due à la mobilisation exceptionnelle des équipes depuis le début de la crise, est remarquable dans le contexte de taux bas actuel », s’est félicité Laurent Mignon, le président du directoire de BPCE, qui assure avoir pris des parts de marché à la concurrence.

Les encours de crédit ont progressé de 11,3 %, portés par un bond de 8,3 % des crédits à l’habitat, alors que les taux dans l’immobilier demeurent exceptionnellement bas . Les revenus dans l’assurance sont également orientés à la hausse. Le groupe mise sur un maintien d’une dynamique de croissance dans la banque de détail sur l’ensemble de l’année, même si elle ne sera pas forcément au même niveau que le premier trimestre.

Bien implanté au niveau de la clientèle d’entreprises, avec plus de 30 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat accordés depuis un an, BPCE reste néanmoins prudent sur la sortie de crise, alors que l’inquiétude grandit sur une éventuelle vague de faillites à venir.

« Nous ne disons pas que le pire est passé, ni qu’il est devant nous. Cela reste difficile à évaluer, concède Laurent Mignon. Mais je ne crois pas qu’il faille s’attendre à un tsunami de défaillances dans les mois à venir ».

La vigilance reste de mise du côté du groupe bancaire : le coût du risque demeure stable sur le trimestre à 490 millions d’euros, (soit 26 points de base, contre 29 l’an dernier à la même période), mais progresse de 28 % dans la banque de détail.

L’effet H2O déjà absorbé

Côté Natixis, le redressement se poursuit, après une première moitié d’année 2020 très compliquée, marquée par de lourdes pertes dans les produits structurés notamment. La filiale de BPCE, que le groupe veut retirer de la Bourse , a enregistré un bénéfice net de 225 millions d’euros, contre une perte de 204 millions un an plus tôt.

Dans un contexte de marché favorable, qui a porté l’ensemble des grandes banques, Natixis a vu les revenus de ses activités de marchés bondir de 43 % au premier trimestre.

L’activité est restée stable en gestion d’actifs, malgré la séparation avec la boutique de gestion encombrante H2O. Une performance satisfaisante selon la banque, qui rappelle la force de son modèle multi-boutiques capable d’absorber en un an le départ d’un de ses affiliés, sans trop de conséquences sur son activité. « Natixis est bien revenue dans le match », se félicite Laurent Mignon.



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