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Finance

L’Europe boursière tire son épingle du jeu



Publié le 13 sept. 2021 à 6:05

Alors même que la dynamique économique faiblit aux Etats-Unis et dans les pays émergents, l’Europe résiste. Longtemps habitué aux taux de croissance anémiques, après une décennie de crises à répétition, le Vieux Continent dispose aujourd’hui de nombreux atouts.

Sur les marchés actions, Wall Street a rattrapé au cours de l’été le retard pris en début d’année. Les Bourses affichent aujourd’hui des performances similaires sur l’année des deux côtés de l’Atlantique. Le DAX allemand et le Dow Jones ont gagné environ 14 %. L’indice paneuropéen STOXX 600 a grimpé de 17 %, contre 18 % pour le Nasdaq. Le CAC 40 et le S&P 500 ont bondi quant à eux d’environ 20 %.

L’austérité n’est pas d’actualité

Mais l’Europe boursière, qui a retrouvé les faveurs des analystes de marché, pourrait de nouveau creuser l’écart dans les mois à venir. La dynamique économique joue en sa faveur. Entamée plus tardivement, sa phase de reprise a toutes les chances de se poursuivre encore un moment.

D’autant que le soutien public reste important. Le maintien de conditions de financement favorables demeure la priorité de la Banque centrale européenne. Les aides publiques commencent à être réduites, mais contrairement à 2008, l’austérité n’est pas à l’ordre du jour . Les centaines de milliards d’euros des plans de relance commencent tout juste à être déployés. Un environnement porteur pour les grandes sociétés cotées européennes. « Les entreprises ont fait attention à leurs coûts, ce qui leur a permis de tirer pleinement parti de la reprise », souligne Catherine Garrigues, d’AllianzGI. Le résultat est là : leurs marges ont fortement rebondi.

Des niveaux de cash record

Les bénéfices des entreprises affichent une véritable reprise en « V ». Au premier semestre, les sociétés du CAC 40 ont généré 57 milliards d’euros de profits, un niveau record. « Il y a beaucoup de cash dans le bilan des sociétés cotées », observe Emmanuel Cau, de Barclays.

Les grandes entreprises cotées ne sont pas les seules à nager dans le cash. Les dépôts des sociétés de la zone euro auprès de leurs banques ont atteint 3.200 milliards à fin juillet, selon la Banque centrale européenne. Un niveau record. C’est 600 milliards de plus qu’avant la crise.

Une manne qu’elles vont devoir mettre à profit, d’une façon ou d’une autre. Une partie est fléchée vers le développement de l’activité. « L’investissement est reparti en forte hausse, les fusions et acquisitions ont également repris », détaille le stratégiste.

Les rachats d’actions gagnent en popularité

Les actionnaires vont aussi pouvoir être choyés, via la reprise des versements de dividendes ou des rachats d’actions. BNP Paribas a, par exemple, convoqué ses actionnaires fin septembre, en présentiel, pour voter un dividende exceptionnel. Le rendement du dividende en Europe atteint 2,5 % contre 1,8 % aux Etats-Unis, un facteur d’attractivité clé dans un contexte de rendements obligataires atones.

Crédit Agricole et Société Générale, eux, ont privilégié les rachats d’actions. Pernod Ricard a annoncé un nouveau programme début septembre. Kering, EssilorLuxottica ou encore Carmila ont quant à eux lancé ces derniers jours les programmes annoncés en début d’année. De quoi tirer les cours de Bourse à la hausse tout comme les bénéfices par action, pour le plus grand bonheur des investisseurs. 



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