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Economie

l’UE «ne répétera pas l’erreur» de la dernière crise financière, déclare Ursula von der Leyen


La présidente de la Commission européenne a confirmé dans son discours sur l’état de l’Union l’ouverture prochaine d’un débat sur la réforme des règles budgétaires.

Forte des enseignements tirés de la crise précédente, Ursula von der Leyen souhaite ne pas précipiter le retour à la rigueur budgétaire, consacrée par le pacte de stabilité de l’UE qui a été mis en suspens pour aider les économies européennes à surmonter la crise sanitaire.

«Les leçons de la crise financière pourraient servir d’avertissement. À l’époque, nous avons déclaré victoire trop tôt et nous en avons payé le prix. Nous ne répéterons pas cette erreur», a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, devant le Parlement européen dans son discours sur l’état de l’Union.

Elle a confirmé l’ouverture prochaine d’un débat sur la réforme des règles budgétaires européennes qui devrait aboutir à leur assouplissement. «La commission va relancer le débat sur le réexamen de la gouvernance économique dans les semaines à venir.»

Prévu avant la pandémie, ce débat sur une réforme du pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB), avait été suspendu à cause de la crise. «L’objectif est de parvenir à un consensus sur la voie à suivre bien avant 2023», a précisé Ursula von der Leyen.

L’année 2023 est la date prévue par la Commission pour la restauration du pacte de stabilité mis en suspens par la crise sanitaire. Le débat pour une réforme du pacte devra donc s’achever avant cette date.

Exclure les investissements verts du déficit

L’impact inégal du choc économique sur les économies des membres de l’UE va en faveur d’une révision du pacte de stabilité. Ce qu’a souligné Ursula von der Leyen : «Nous devons réfléchir à la manière dont la crise a affecté l’état de notre économie, de l’augmentation des dettes, à l’impact inégal sur les différents secteurs d’activité».

Le choc a touché bien plus durement les pays du sud, les plus endettés, qui vivent davantage des services liés au tourisme, premières victimes des restrictions sanitaires. Le ratio d’endettement de la Grèce a dépassé à nouveau les 200% du PIB, celui de l’Italie frôle les 160%, contre près de 120% pour l’Espagne et la France.

Mais c’est bien l’ensemble de l’Europe qui a souffert. La chute d’activité combinée aux dépenses des gouvernements pour protéger les entreprises et l’emploi, a provoqué de lourds déficits. Le ratio de dette publique des 19 pays partageant la monnaie unique a atteint pour la première fois en 2020 le seuil symbolique de 100% du PIB, contre 86% en 2019.

Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis avait indiqué samedi, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de l’UE en Slovénie, que parmi les pistes de réformes à discuter figurait la possibilité d’exclure les investissements verts du calcul des déficits publics ou encore la réduction du rythme de consolidation budgétaire prévu en cas de dette excessive.



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