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Economie

L’Union européenne présente son passeport sanitaire


La Commission européenne va dévoiler ce mercredi les contours d’un certificat pour les voyageurs prévu pour juin prochain.

Les Européens devraient devoir présenter patte blanche pour voyager cet été. La Commission européenne va présenter ce mercredi 17 mars un «certificat vert numérique» pour permettre aux Européens de voyager librement cet été. Sur la forme, le certificat devrait être doté d’un QR code à présenter depuis son smartphone ou sur une feuille de papier. Prévu pour une mise en place au mois de juin, ce certificat devrait faire l’objet de débats animés à Bruxelles, car tous les pays membres ne sont pas à ce jour convaincus.

La Commission européenne veut donc mettre en place à travers ce certificat une «preuve numérique qu’une personne a été vaccinée, a guéri du Covid-19 ou a reçu des résultats négatifs à son test». «Le but de ce certificat la libre circulation des citoyens entre États membres», poursuit la Commission européenne. L’agence européenne du médicament (EMA) a d’ores et déjà approuvé un tel projet, à condition que les vaccins présentés sur le certificat fassent partie de ceux autorisés en Europe : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca/Oxford, et Johnson & Johnson. Le vaccin russe et les vaccins chinois ne pourront donc a priori pas être reconnus sur le «certificat vert».

Défi technique

L’Europe va travailler «en étroite collaboration avec les États» pour «identifier les solutions techniques qui permettront de mettre en place cette solution rapidement», «s’assurer que l’authenticité de ces certificats puisse être avérée rapidement dans toute l’Union européenne», et «permettre une reconnaissance mutuelle du certificat partout dans l’UE». D’ici à juin, l’Union européenne va devoir mettre en place un système qui soit «extrêmement vigilant en termes de protection des données». Un challenge de taille en si peu de temps.

La Commission prévoit de mettre à disposition un cadre européen autour de ce certificat, mais celui-ci ne devrait pas contraindre les pays membres mais leur donner une base commune sur laquelle travailler avant que chacun ne fixe les contours sur son propre sol. Il en reviendra également à chaque état de «vérifier qu’un tel passeport puisse être utilisé de façon sécurisée» sur son sol.

Si la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré qu’un tel outil permettrait de « faciliter la vie des Européens » et « graduellement leur permettre de se déplacer en sécurité dans l’UE et à l’extérieur, pour le travail ou pour le tourisme », les discussions entre États membres risquent d’être animées. En effet les pays du Sud, très dépendants au tourisme, comme la Grèce et l’Espagne, ont répété à l’envi leur volonté de mettre en place de tels outils depuis le mois de juin, mais en France ou en Allemagne, les réticences sont plus grandes.

La Commission européenne précise par ailleurs qu’elle travaille avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour permettre de faire reconnaître son certificat partout dans le monde.



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