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Economie

NEoT Green Mobility, la start-up qui loue des infrastructures zéro émission


L’entreprise lève 80 millions d’euros. Elle veut détenir 400 millions de véhicules, batteries ou bornes d’ici à 2024.

50 % des bus vendus dans le monde sont aujourd’hui électriques. «Le transport collectif est en avance de phase dans le domaine du zéro émission», confirme Stéphane Duhr, directeur chez 3i, société d’investissement qui détient 4 milliards d’euros d’actifs dans les infrastructures. Un élan dont il compte profiter en investissant 30 millions d’euros dans la start-up NEoT Green Mobility (NGM). Créée en 2017, cette dernière est un spécialiste de cette mobilité «zéro émission».

«Nous achetons et louons des équipements comme des véhicules électriques ou hydrogène, ou même simplement des batteries ou des bornes de recharge pour des autorités publiques ou des transporteurs», détaille Philippe Ringenbach, président de NGM. Aujourd’hui, la société est propriétaire d’actifs utilisés à Grenoble, Mulhouse, Cannes, en région parisienne ou à Londres. En tout, une centaine de véhicules et 1000 bornes de recharge, représentant une valeur de 40 millions d’euros.

Modèle économique déjà rentable

Le britannique 3i n’est pas le seul investisseur dans le cadre de la levée de fonds que vient de finaliser NGM. En tout, 80 millions d’euros d’argent frais ont été levés auprès de 3i, mais également de Mirova, une société de gestion affiliée à Natixis, et de la Banque des territoires (groupe Caisse des dépôts). Par ailleurs, EDF Pulse Croissance, filiale de l’énergéticien français, reste présent au capital.

«Nous sommes en train de lever un nouveau fonds en visant 1 milliard d’euros, dont 10 à 20 % seront consacrés au transport, explique Witold Marais, chargé d’investissement chez Mirova. Cet investissement s’inscrit donc pleinement dans notre stratégie.» La jeune entreprise est d’autant plus attirante pour des investisseurs que son modèle économique est d’ores et déjà rentable. «Le système de location confère de la visibilité sur les flux financiers», se félicite Witold Marais.

Pour l’instant, les collectivités locales intéressées par la mobilité «zéro émission» ont acheté directement les véhicules afin de tester et de comprendre ces produits. Mais le passage à une plus grande échelle implique de faire appel à des spécialistes du financement. Ils sont nombreux. «NGM, qui dispose d’une excellente connaissance dans ces domaines techniques, va apporter son expertise du cycle de vie et de la valeur résiduelle de la batterie», explique Witold Marais.

La levée de fonds va permettre à la start-up d’accélérer fortement sa croissance. «Nous visons 400 millions d’euros d’actifs sous gestion d’ici 2024», précise Philippe Ringenbach. Soit une multiplication par dix en seulement quatre ans. Cela représentera des centaines de véhicules et des milliers de batteries. Les idées de développement ne manquent pas.

Aujourd’hui, la plupart des clients sont des collectivités locales ; le dirigeant compte également convertir les transporteurs privés. Surtout, il compte aller au-delà des seuls véhicules roulants, et vise le domaine ferroviaire ou le transport maritime et fluvial, en insérant des éléments zéro émission comme des batteries, voire en louant des trains et bateaux. Aujourd’hui, tous les modes de transport ont pour objectif d’émettre moins de CO2. «La logistique du dernier kilomètre est également prometteuse», estime Philippe Ringenbach.



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