Image default
Finance

Nintendo va faire son entrée au sein du Nikkei



Publié le 7 sept. 2021 à 12:59

Après le Dax allemand, c’est au tour du Nikkei japonais de se refaire une beauté. Après avoir fait évoluer sa méthodologie cet été, l’indice phare de la Bourse de Tokyo va accueillir trois poids lourds de la cote japonaise au 1er octobre. Keyence, Mutara et Nintendo vont y faire leur entrée, en remplacement de Nisshinbo, Tokyo Seikan et Sky Perfect JSAT.

C’est une consécration attendue de longue date pour Nintendo, le créateur des sagas Mario, Zelda et Pokémon. La firme plus que centenaire, fondée en 1889, a révolutionné le monde des jeux vidéo avec ses consoles portables dont la Game Boy et plus récemment la Switch, et fait depuis longtemps partie des marques emblématiques du Japon.

Un indice plus représentatif

Nintendo était resté à la porte de l’indice à cause du prix élevé de ses actions, à plus de 55.000 yens (420 euros). Le Nikkei, lancé en septembre 1950, est l’un des rares indices boursiers mondiaux à être pondéré par le prix des actions de ses membres. Un autre indice célèbre suit une méthodologie similaire, le Dow Jones américain , qui a servi de modèle au Nikkei.

Or, les administrateurs du Nikkei évitaient jusqu’à présent d’introduire des titres chers, qui auraient eu un poids trop important dans l’indice. La nouvelle méthodologie limite désormais à 1 % maximum le poids des nouveaux entrants, quel que soit le prix de leur action. Elle ne touche toutefois pas aux pondérations des membres actuels de l’indice.

« Nous avons enfin des titres représentatifs du Japon inclus dans le Nikkei », a réagi l’analyste de Matsui Securities, Tomoichiro Kubota, auprès de Bloomberg. Les trois nouveaux entrants « sont énormes en termes de capitalisation, et avec leur inclusion le Nikkei 225 devrait mieux refléter l’économie japonaise », estime-t-il.

Influence démesurée de Fast Retailing

Du fait de sa longévité et de la popularité de ses produits dérivés à l’international, le Nikkei s’est imposé comme la référence de la Bourse de Tokyo. Mais il fait face aux mêmes critiques que le Dow Jones . Les professionnels de la finance lui préfèrent souvent le Topix, jugé plus représentatif de l’économie japonaise car plus large et pondéré par la capitalisation boursière, à l’image du S & P 500 ou du CAC 40.

Les défauts du Nikkei apparaissent au premier coup d’oeil lorsque l’on regarde le poids relatif de ses 225 membres. Fast Retailing, le propriétaire de la marque Uniqlo, est de loin l’entreprise la plus influente de l’indice. Elle pèse pour environ 10 % du Nikkei, alors qu’il s’agit seulement de la onzième capitalisation japonaise.

De nouveaux entrants appréciés des investisseurs

A l’inverse, Toyota, qui pèse près de 4 fois plus que Fast Retailing en Bourse, affiche une pondération de 1,2 % au sein du Nikkei, la dix-huitième de l’indice. Et une entreprise comme le fabricant de robots industriels Keyence, devenue en quelques années la deuxième capitalisation du Japon à près de 17.000 milliards de yens (130 milliards d’euros), en était jusqu’à présent tout simplement exclue.

En ouvrant la porte à des entreprises comme Nintendo, Keyence ou Murata (un fournisseur de composants pour smartphones), le Nikkei peut espérer améliorer sa performance. Ces valeurs ont toutes battu l’indice au cours des cinq dernières années. Keyence, en particulier, a progressé de plus de 300 % en cinq ans, et Nintendo de plus de 200 % , contre une hausse de 60 % pour le Nikkei.



Source link

Autres articles

BCE : le monde politique réagit à l’ultimatum des juges allemands

administrateur

Goldman Sachs a doublé ses profits au quatrième trimestre

administrateur

Les réassureurs refusent de couvrir le risque de pandémie

administrateur

Les assureurs santé digèrent mal d’être à nouveau taxés

administrateur

Désastreuse en France, la récolte de blé s’annonce record en Russie

administrateur

Prêts participatifs: un dispositif jugé nécessaire mais insuffisant par les économistes

administrateur