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Economie

«Nous continuerons d’investir dans la recherche et le développement»


Le plan de départ volontaire prévu par Sanofi vise à accélérer le pivot vers la biotechnologie, selon le président du groupe en France.

Sanofi vit une situation paradoxale : alors que le groupe a annoncé de très bons résultats sur l’exercice 2020, il s’apprête à proposer à ses salariés un plan de départ volontaire à ses salariés qui concernerait 1.700 postes en Europe sur trois ans, dont 1 000 en France, pays le plus touché. 364 postes devraient plus précisément être supprimés dans la recherche et le développement (R&D). Sur le plateau de BFM Business ce lundi, le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, explique cette stratégie et se défend de revoir ses ambitions à la baisse en matière de recherche.

«Nos résultats sont très flatteurs, et ils sont le fruit d’une stratégie gagnante depuis dix ans. Il faut savoir que nous investissions 2 milliards d’euros par an en R&D jusqu’ici, et nous continuerons de le faire», affirme ainsi Olivier Bogillot. Selon lui, l’objectif est moins de réduire les coûts que de réorienter progressivement l’activité de Sanofi.

Focus sur la biotechnologie

Concrètement, Sanofi partage son activité entre chimie et biotechnologie – c’est-à-dire, selon la définition de l’OCDE, toutes les applications de la science et de la technologie à des organismes vivants ou à leurs composantes. La biotechnologie représente actuellement 40% du chiffre d’affaires de Sanofi. Une proportion que le groupe souhaite voir augmenter.

Ce basculement explique un renouvellement des effectifs dans la R&D, selon Olivier Bogillot : «avec ce plan de départ, nous demandons à nos collègues en fin de carrière de partir, avec de très bonnes conditions, car il nous faut de nouvelles compétences. Nous faisons donc simplement du transfert de compétences.» Sanofi prévoit d’arrêter la recherche dans les maladies cardio-vasculaires et le diabète et se tourner vers de nouveaux domaines thérapeutiques, comme les vaccins, l’oncologie, ou l’immunologie. Une stratégie en revanche critiquée par les syndicats.

Un secteur stratégique

Sanofi a par ailleurs subi un coup dur en annonçant qu’aucun des deux vaccins que le laboratoire développe – dont un basé sur la technologie de l’ARN messager – ne serait disponible avant la fin de l’année 2021. Ce retard est une mauvaise nouvelle pour la recherche française, reconnaît Olivier Bogillot. L’Europe donne-t-elle à son industrie pharmaceutique les moyens de la réussite ? «En Chine et au Etats-Unis, le secteur pharmaceutique est considéré comme stratégiques, explique le président de Sanofi France. Les grands groupes, les start-ups, les investisseurs et les universités y sont coordonnés. Il faudrait que l’Union européenne considère également ce secteur comme stratégique. Nous pouvons encore rattraper notre retard.»

Selon le président de Sanofi France, le laboratoire a encore une chance de tirer son épingle du jeu si la vaccination contre le coronavirus devenait saisonnière, en raison des variants ou de l’affaiblissement de l’immunité. Dans ce cas de figure, les doses du vaccin sur lequel Sanofi travaille pourrait arriver juste à temps l’année prochaine, et «en très grand nombre».



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