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Economie

Palmarès des résidences secondaires de prestige, notre classement par secteurs


L’impact de la crise sanitaire avec les expériences de confinement, a engendré chez de nombreux citadins, une folle envie d’espace et de vie au vert, même partiellement. L’essor du télétravail a aussi impulsé la tendance de résidence semi-principale. Un lieu de vie qui permet d’en profiter davantage que pour les week-ends ou durant les vacances.

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Dans ce contexte, notre enquête s’appuie sur plusieurs indicateurs: l’évolution et la part des résidences secondaires dans une ville (sources Insee); des données provenant de la base de Propriétés Le Figaro, spécialiste de l’immobilier haut de gamme, comme le nombre de biens mis en vente sur 3 ans, la part de biens de standing (propriété, villa, chalet, mas, bastide, château, manoir, loft, hôtel particulier…) sur le marché, mais aussi la proximité des loisirs (distance du bord de mer, piste de ski, golf le plus proche, équipements…), le cadre de vie et la durée moyenne d’ensoleillement.

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En fonction des critères, nous avons attribué un certain nombre de notes. Bien sûr, ce palmarès n’a pas vocation à être exhaustif et ne prend pas en compte toutes les régions de l’Hexagone comme l’Île-de-France, par exemple, mais c’est un indicateur de tendance. Dans le domaine, le Sud-est, la Provence avec le département du Var sont particulièrement convoités.

Les pépites du Var

C’est l’une des régions star. Avec ses petits ports de pêche et ses villages colorés, le secteur du golfe de Saint-Tropez suscite l’engouement des amoureux du Sud et de la Méditerranée. «Le marché immobilier de Saint-Tropez est particulièrement actif», souligne Philippe Boulet, directeur de l’agence Emile Garcin Saint-Tropez et littoral. «À la clientèle française déjà très présente, il y a désormais le retour des Italiens, des Suisses, des Anglais. Les budgets démarrent entre 600.000 et 800.000 euros puis peuvent dépasser les 10 millions d’euros. Actuellement, les prix sont relativement stables mais ils devraient progresser», ajoute-t-il. Après Saint-Tropez, la demande est extrêmement forte à Ramatuelle, deuxième du classement. «Nous assistons à une montée en gamme avec des budgets qui progressent depuis deux ans. Et depuis le confinement, l’investissement plaisir s’est confirmé. La crise sanitaire et nos expériences de confinement ont été «un accélérateur de décision». Il y a aussi une forte demande pour la résidence semi-principale à l’intérieur des terres», souligne Philippe Boulet. En 3e position, l’emblématique Grimaud. Nichée au cœur du golfe de Saint-Tropez, la cité varoise dispose du charme du patrimoine ancien et les atouts de la modernité. Village médiéval, port labellisé «Architecture contemporaine remarquable» et festivités, Grimaud offre du choix. Reste à trouver la perle rare. Gassin, autre pépite du golfe de Saint-Tropez, l’un des plus beaux villages de France, se démarque également.

Les incontournables de PACA

Derrière Saint-Jean-Cap-Ferrat, qui suscite les convoitises depuis des années, le village de Gordes retrouve des couleurs et se positionne ici en seconde place. «Gordes a repris sa place de leader dans la vallée du Luberon», confie Jean-Christophe Rosier, spécialiste de l’immobilier de prestige (agence Rosier). Fort d’une solide expérience, il est catégorique: «Les demandes affluent pour des biens qui disposent de terrain, d’une jolie vue, du calme et de l’authenticité. Bien sûr, il y a beaucoup de Parisiens, de Franciliens qui sont en quête d’une résidence secondaire à Gordes. Le phénomène de résidence semi-principale est une tendance qui s’est accélérée et l’arrivée de la fibre qui permet de télétravailler est un vrai plus. Autre nouveauté: les acquéreurs de plus en plus jeunes. Des couples de trentenaires qui disposent de budget pour des biens compris entre 1 et 3 millions d’euros. Avec les incertitudes économiques, la pierre est aussi considérée comme un véritable placement», remarque Jean-Christophe Rosier.

Quant à la Corse, présente dans notre palmarès à travers Porto-Vecchio, le marché des résidences secondaires y est particulièrement dynamique. «Il reste bien orienté car il s’agit d’un marché de rareté, de pénurie. L’effet Covid a renforcé l’attrait des résidences secondaires et l’essentiel de la demande se concentre sur l’extrême sud de la Corse entre Porto-Vecchio et Bonifacio, car c’est la région où l’on trouve la plupart des biens d’exception», confie Jean-Noël Marcellesi, fondateur de l’Agence Immobilière du Golfe, à Propriétés Le Figaro.

Les belles montagnardes

«Le profil des acquéreurs de résidence secondaire change», constate Emmanuel Boan, dont l’agence Boan Immobilier/Knight Frank est implantée depuis plusieurs décennies à Megève. «Avant le premier confinement, la clientèle cherchait une rentabilité via la location para-hôtelière et empruntait afin de garder des disponibilités pour investir ailleurs. Depuis la crise sanitaire, 80 % des transactions s’effectuent sans financement pour des résidences secondaires à vocation familiale. Les clients effrayés par une potentielle crise économique préfèrent investir dans cette valeur refuge que reste la pierre» Le placement financier a laissé la place «à une vraie recrudescence de demandes pour profiter de ce bien et ce, régulièrement toute l’année. Elles proviennent de parisiens, mais surtout des villes à proximité: Lyon, Genève, Lausanne, Grenoble, Mâcon ou Bourg-en-Bresse.»«Megève a conservé sa vie de village, appréciée par la clientèle familiale», indique-t-il dans le dossier de Propriétés Le Figaro sur les résidences secondaires. Autre secteur convoité: Combloux. «L’un des quartiers offre aussi une vue exceptionnelle sur le Mont-Blanc autour de 12 000 euros/m² pour un chalet qui se vendrait 15 000 €/m² à Megève», ajoute Emmanuel Boan.

Les côtières du grand ouest

«La définition de Deauville en tant que 21e arrondissement de Paris, prend tout son sens aujourd’hui. Avec la crise sanitaire et l’expérience des confinements, Deauville est devenu le poumon de la capitale», témoigne Cyril Maurepas, directeur de Sotheby’s Deauville dans Propriétés Le Figaro. À environ deux heures de Paris, en voiture, par l’autoroute A 13, la ville enregistre des records, tant en volume de transactions qu’en prix. «Le budget traditionnel des résidences secondaires est compris entre 800.000 et 1, 5 millions d’euros. Depuis un an, les acheteurs disposant de 2 à 5 millions d’euros, progressent. Les biens en front de mer et les maisons de campagne sont particulièrement convoités», précise Bénédicte Belvisi associée de Barnes Deauville. L’attractivité n’est pas près de s’essouffler. «La demande est bien supérieure à l’offre. Résultat, la concrétisation d’un achat se fait rapidement, sans négociation importante. La maison secondaire est devenue indispensable pour certains Parisiens», affirme Hadrien de Bourboulon chez Emile Garcin Propriétés.

De son côté, La Baule connaît une augmentation des recherches de biens avec terrain et piscine. «Des maisons de vacances pour recevoir plusieurs générations de familles ou des propriétés comptant plusieurs bâtiments pour y accueillir les amis. Il s’agit de demandes émanant de Parisiens et de Français installés à Londres», précise Étienne de Gibon, directeur associé de Barnes Nantes La Baule à Propriétés Le Figaro.

Les perles de l’Atlantique

À environ une heure de Bordeaux, le Cap Ferret séduit par sa beauté, son ambiance apaisante et familiale, ses villages authentiques que l’on découvre à vélo. «Sur le Cap Ferret même, les budgets médians tournent autour de 2 à 2, 5 millions d’euros. Pour le reste de la Presqu’île, les demandes les plus fréquentes se situent dans une fourchette comprise entre 1 et 1,5 million d’euros. La proximité du bassin, la situation, le calme et le potentiel du bien constituent les principaux critères de recherche», soulignent Jérôme Cazaubon, directeur de l’Agence de la Presqu’île et Jean-Pierre Soulé, directeur de l’agence du Cap.

Comme dans de nombreuses autres régions de France, l’usage de ces résidences secondaires évolue, pour devenir semi-principales, notamment autour du bassin d’Arcachon. «Nous avons des clients qui vendent leur résidence principale à Paris pour se mettre en location et ainsi acheter une propriété sur le bassin qui deviendra, petit à petit, leur résidence principale. Les villes du bassin qui peuvent accueillir des enfants avec des écoles de bons niveaux ont la priorité», assure Marina Tonneau, présidente de Coldwell Banker immoBA à Propriétés Le Figaro.



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