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Finance

Plusieurs fonds sur les rangs pour entrer au capital du numéro 2 du courtage en assurance



A l’heure où Gras Savoye, le numéro 1 du courtage en assurance en France risque d’être découpé , les investisseurs internationaux bataillent pour entrer au capital du numéro 2 français Siaci Saint Honoré, en voie de fusion avec son concurrent Diot.

Le groupe fondé par Pierre Donnersberg et le propriétaire de Diot, Christian Burrus, ont initié un processus d’enchères pour ouvrir près de la moitié du capital du nouvel ensemble. Celui-ci veut offrir une alternative aux entreprises face aux géants mondiaux que sont Marsh, Aon et Willis Towers Watson – ces deux derniers étant en train de se rapprocher.

A la date de dépôts des offres indicatives en avril, de grands fonds d’investissement se sont pressés à la porte, selon plusieurs sources. Les Américains Warburg Pincus, Blackstone et Apollo sont cités ainsi que le canadien OTTP, qui gère les fonds de retraite des enseignants de l’Ontario et les Britanniques ICG et Towerbrook.

Ne pas voir le contrôle s’échapper

« Deux ou trois seront sélectionnés et seront appuyés par bpifrance qui doit investir. L’émirati Mubadala souhaite aussi entrer au capital, et permettrait à Siaci Saint Honoré de s’ouvrir les portes du marché du Golfe », indiquent des sources proches du dossier. A la mi-mai, ces derniers devront déposer leur offre définitive.

Mais d’ici là, un leader minoritaire devra être identifié. « Les discussions prennent du temps car il y a de nombreux intérêts en présence parmi les actionnaires de référence. Ce qui est certain, c’est qu’ils ne veulent pas faire entrer un gros minoritaire pour voir ensuite le contrôle leur échapper », affirme une source.

Christian Burrus, successeur de Pierre Donnersberg

Les nouveaux entrants, parmi lesquels pourraient figurer des « family offices », devront accepter les conditions de gouvernance du fondateur, mais aussi celles de l’homme d’affaires Christian Burrus, le futur successeur de Pierre Donnersberg à la tête du groupe.

In fine ce dernier détiendra 35 % du futur groupe. L’idée est qu’il détienne avec le management et des salariés des deux courtiers, un peu plus de 50 % du capital du nouvel ensemble pesant autour de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires brut.

Le fonds Ardian, qui détient environ 8 % de SIACI aujourd’hui, devrait de son côté réinvestir. Le britannique Charterhouse lui, sortirait. Ce dernier était entré il y a trois ans dans Siaci, valorisant le courtier un peu plus de 1 milliard d’euros . D’ores et déjà, ce dernier, ayant enregistré un chiffre d’affaires brut de 465 millions d’euros en 2020 est valorisé avec le rapprochement avec Diot autour de 2,5 milliards d’euros. Le bouclage de l’opération pourrait supposer une levée de dette autour de 700 millions d’euros.

En parallèle, Gras Savoye, le numéro un du secteur devrait être fixé sur son sort dans les tout prochains jours. L’américain Gallagher est en pôle position pour mettre la main sur le courtier détenu par Willis Towers Watson. Reste à savoir si cela passera par un découpage de Gras Savoye. Cette vente permettrait de répondre aux inquiétudes formulées par la Commission européenne sur l’impact du rapprochement entre Willis et Aon censé être bouclé cette année.



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