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Economie

pour Clément Beaune, le laboratoire «s’est moqué des Européens»


Selon le secrétaire d’État chargé des affaires européennes, invité du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», les sites de production basés au Royaume-Uni n’ont toujours livré aucune dose.

C’est une Europe «dure» et «ferme» qui fait face à AstraZeneca. Invité du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», le secrétaire d’État chargé des affaires européennes, Clément Beaune, a fustigé les retards de livraison observés depuis plusieurs semaines quant au vaccin suédo-britannique. Une mise en demeure immédiate a été adressée au laboratoire pour enclencher une procédure juridique si ce dernier «ne corrige pas les choses».

L’Europe repose désormais sur une «stratégie de diversification». Alors que de nouveaux «décalages» de livraisons de doses par AstraZeneca sont prévus cette semaine, ces derniers ne devraient pas empêcher la France de tenir ses objectifs, à savoir 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril (cap déjà franchi), 20 millions à la mi-mai et 30 millions en juin. «On a une stratégie qui repose sur au moins quatre vaccins avec une très forte accélération des livraisons au total. C’est ça qui permet d’élargir la vaccination plus vite que prévu», a précisé le secrétaire d’État. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a en effet annoncé l’élargissement de la vaccination à tous les plus de 55 ans dès ce lundi 12 avril.

À voir aussi – «L’Europe a été moins innovante que les États-Unis sur les vaccins», reconnaît Clément Beaune

Un nouveau site de production d’AstraZeneca aux Pays-Bas

Des sanctions sont toutefois envisagées contre AstraZeneca. Dénonçant le manque de transparence du laboratoire, Clément Beaune a affirmé que c’était «se moquer des Européens». Sur les quatre sites de production du vaccin, ceux situés au Royaume-Uni n’ont pour le moment livré aucune dose à l’Europe. Dans le même temps, un site de production vient d’être homologué aux Pays-Bas pour fabriquer le vaccin sur le sol européen. «(Les Britanniques) ont besoin maintenant de doses qui sont produites en Europe, y compris d’AstraZeneca. On leur a dit très clairement : si vous ne nous livrez pas, on ne vous livre pas. C’est un principe simple d’une Europe qui n’est pas naïve», a ainsi mis en garde le secrétaire d’État.

Il s’est aussi voulu rassurant. Alors que le gouvernement s’est souvent vu reprocher un manque d’anticipation depuis le début de la crise, Clément Beaune a assuré négocier avec les laboratoires «une deuxième génération de vaccins au cas où il faudrait revacciner». D’ici la fin de l’année, l’Europe devrait être capable de produire «3 milliards de doses par an, soit cinq fois la population européenne». L’occasion aussi de montrer que l’institution a «tiré les leçons» de la crise. «On a été moins innovant, on a financé moins et moins vite le développement final des vaccins que les Américains. Mais (…) on a bien fait d’avoir cette logique européenne», a soutenu Clément Beaune, fustigeant aussi des initiatives individuelles comme celle récemment prise en Bavière.

Enfin sur la question des traitements, des «moyens financiers européens» y sont consacrés. «Dès qu’ils seront disponibles, nous les mettrons en place», a affirmé le secrétaire d’État.

À voir aussi – Clément Beaune dénonce «un coup de communication» de la part de la Bavière sur la production du vaccin Spuntik V



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