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Finance

Pour Worldline, les terminaux de paiement sont voués à être remplacés par des logiciels



Publié le 26 janv. 2021 à 14:53

Si on l’interroge, Gilles Grapinet est formel. « Nous sommes engagés dans une revue stratégique de l’activité des terminaux de paiement d’Ingenico, nous n’avons pris aucune décision », déclare aux « Echos » le patron de Worldline, leader européen des paiements. Difficile cependant de ne pas y lire une volonté de revendre cette branche d’Ingenico, dont il a bouclé le rachat en octobre.

Selon nos informations, Worldline aurait d’ailleurs approché plusieurs banques d’affaires pour préparer cette session, dont BNP Paribas. Des offres indicatives sont attendues en mars, pour une valorisation attendue autour de 2,5 milliards d’euros, selon des sources de marché. Des fonds friands de dossiers de restructuration, comme Apollo, Platinium ou Cinven, pourraient se positionner. Interrogé sur ce montant, le patron de Worldline botte en touche : « Je n’ai pas de commentaire à faire sur un montant alors que tous les scénarios sont encore ouverts », répond Gilles Grapinet.

Reste que cette somme serait bienvenue pour permettre au groupe de réaliser sa prochaine acquisition. Particulièrement dans une industrie où la consolidation est essentielle pour réaliser des économies d’échelles et où les concurrents peuvent se prévaloir de capitalisations boursières impressionnantes, à l’image du néerlandais Adyen, pesant plus de 57 milliards d’euros.

Une activité rentable

L’activité n’est pas présentée comme une priorité stratégique. « Quasiment aucun de nos concurrents ne possède une branche de fabrication de terminaux, assure Gilles Grapinet. Par ailleurs, les terminaux avec logiciel propriétaire embarqué sont voués à être remplacés par des systèmes logiciels ouverts opérant depuis le cloud, qui concentrera les services ».

Retrouvez l’entretien avec Gilles Grapinet mercredi matin dans « Les Echos » et sur lesechos.fr

Dans le secteur, la stratégie interroge. « A moyen long terme, oui les terminaux de paiement vont disparaître, mais à court terme, il s’en vend encore des quantités ! », note un professionnel. Tout est une question de « timing et de modalités », nuance Angelo Caci, a la tête du cabinet de conseil Syrtals Cards. « S’ils trouvent par exemple un fonds intéressé, un bon prix, car l’activité est toujours rentable, et s’ils parviennent à conserver un partenariat privilégié, alors cela peut être une bonne solution », veut croire l’expert.

Avec ou sans lui, Worldline veut s’assurer que la division restera en pointe sur son marché. « Notre ambition, c’est de faire en sorte que ce leader des technologies d’aujourd’hui, soit le leader de ces technologies de demain », affirme Gilles Grapinet, qui n’exclut pas pour autant une cession de bloc minoritaire ou majoritaire.



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