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Economie

quelles conséquences dans les transports en commun ?


«Il n’y aura pas de restrictions des transports lors du couvre-feu», a assuré mercredi soir le président de la République. De fait, malgré l’entrée en vigueur samedi d’un couvre-feu à 21 heures en Île-de-France et dans huit métropoles – Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne – les familles pourront partir en vacances de la Toussaint comme prévu. «SNCF Voyageurs confirme que les TGV Inoui, Ouigo, Intercités, trains internationaux et trains régionaux circuleront tous comme prévu en ce week-end des 16, 17 et 18 octobre, ainsi que pendant l’ensemble des vacances de la Toussaint», a rassuré la SNCF jeudi dans un communiqué. L’entreprise publique attend 5 millions de voyageurs dans ses trains grandes lignes pendant les vacances.

Un billet de train ou d’avion vaudra dérogation

Pendant les quatre semaines au minimum du couvre-feu, aucun changement n’est prévu – à ce stade – concernant les horaires des trains et des avions. Les personnes dont le voyage est prévu après 21 heures pourront se rendre à la gare ou à l’aéroport sans problème. De fait, les billets de train ou d’avion «vaudront dérogation au couvre-feu», a indiqué jeudi le premier ministre Jean Castex. «Si vous avez votre train couchette, par exemple, ou un avion après 21 heures, si vous êtes muni de votre billet, de votre justificatif de transport, vous pourrez aller le prendre et ça vaudra dérogation», a-t-il assuré. Les billets remplaceront donc l’attestation indispensable pour sortir après 21 heures. Les voyageurs pourront aussi emprunter un taxi ou un VTC pour se rendre ou quitter une gare ou un aéroport. Là aussi, le billet aura valeur de dérogation.

Même fréquence des transports en commun

Les quelque 20 millions de personnes habitant en Île-de-France ou dans une des huit métropoles et munis d’une dérogation (de leur entreprise…) pourront également continuer à prendre les transports en commun (métro, bus, tramway, train) entre 21 heures et 6 heures du matin. « Nous allons évidemment maintenir tous les transports ouverts parce que malgré le couvre-feu il y aura beaucoup de Français qui vont se rendre au travail, des gens qui travaillent la nuit, en horaires décalés ne serait-ce que les personnels soignants », a expliqué jeudi Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités. Dans un premier temps, toutes les lignes de métro, bus, trains de banlieue ou tramway continueront à circuler avec la même fréquence qu’aujourd’hui. Mais des ajustements pourront être envisagés en fonction de leur fréquentation (réduction du nombre de trains, fermeture de stations). «Nous apprécierons en fonction de la fréquentation, de la jauge et des impératifs du couvre-feu comment nous adaptons le service, a indiqué Valérie Pécresse. Ce sera aussi en fonction de la réussite de ce couvre-feu, parce qu’il va falloir le faire respecter et ce ne sera pas forcément très facile», a-t-elle reconnu.

Bien que le nombre de personnes utilisant les transports en commun en Île-de-France ait déjà diminué, certains s’inquiètent d’un regain d’affluence entre 20 heures et 21 heures, juste avant l’entrée en vigueur du couvre-feu. Pour éviter de tels engorgements et limiter la circulation du virus, Jean Castex a invité les entreprises à définir «un nombre minimal» de jours de télétravail par semaine. Quant à la fonction publique et aux administrations, elles devront mettre en place une organisation permettant deux à trois jours de télétravail hebdomadaire.



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