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Economie

quels sont les projets soutenus par le gouvernement ?


Avec 36 nouvelles entreprises sélectionnées lundi 10 mai, elles sont désormais 309 à recevoir le soutien de l’État dans le cadre de l’opération «(re)localisation», une aide pour maintenir l’activité en France.

L’opération « (re)localisation », menée dans le cadre du plan de relance gouvernemental, a accueilli 36 nouvelles entreprises ce lundi 10 mai. Elles recevront une aide de l’État afin de développer et pérenniser leurs activités en France. Le dispositif, lancé le 31 août 2020, vise à « soutenir les investissements stratégiques dans les secteurs critiques » alors que la crise sanitaire a mis en lumière les fragilités dans les chaînes d’approvisionnement, d’après le communiqué du ministère de l’Industrie, chargé de l’opération, daté du 10 mai.

Des secteurs stratégiques

Avec cette nouvelle promotion, 309 entreprises sont désormais sélectionnées pour une somme d’aides de 538 millions d’euros. Le secteur des intrants, ces éléments nécessaires à la production industrielle (par opposition aux extrants qui sont le résultat de la production), est le premier de dépense avec 169 millions d’aides qui doivent déboucher sur un total de 711 millions d’investissements productifs. Avec 108 millions alloués, la santé se classe deuxième. Airbus pourra par exemple continuer à développer des respirateurs lourds, destinés aux soins intensifs, sur son site de Blagnac en Occitanie. Vient après l’électronique, pour 95 millions d’euros, et une entreprise comme Kalray, spécialisée dans les semi-conducteurs. L’agroalimentaire et la 5G ferment la marche avec 83 millions alloués chacun. ArcelorMittal recevra par exemple une aide pour expérimenter la 5G sur son site industriel de Dunkerque dans le Nord.

Répartition des projets par secteurs Ministère de l’Industrie

Le ministère d’Agnès Pannier-Runacher annonce par ailleurs que le montant de l’enveloppe attribuée au projet est relevé à 850 millions d’euros, soit 250 de plus que prévus initialement. Prévue pour encourager des projets jusqu’en 2022, l’enveloppe était presque épuisée… et le sera sûrement avant cette date. « Il y a une volonté d’accélérer et de concentrer la distribution des aides jusqu’à fin 2021, confie Sophie Remont, chargée des appels à projets chez BPI France. On profite aujourd’hui d’un cadre dérogatoire en matière d’aides d’État, adopté par l’Union européenne pour faire face au Covid. Il faut tout signer d’ici là sortie de ce cadre dérogatoire à la fin de l’année. »

39.000 emplois en jeu

« Les aides sont données progressivement : elles sont conditionnées à des dépenses effectives de la part des entreprises, poursuit-elle. Les dépenses sont certifiées, si l’argent ne sert pas à ce qui est prévu ou si l’entreprise dépense moins que prévu, on récupère tout ou une partie de l’aide. Une fois l’investissement fait, on va mesurer l’impact pour l’environnement et l’emploi. »

Le gouvernement estime que le projet permettra de créer ou de conforter environ 39.000 emplois. Si les PME, avec 205 projets retenus attirent le gros des aides, les grandes entreprises ne sont pas en reste. Le groupe BEL, qui produit notamment La Vache qui rit, touchera ainsi une part de 77 millions d’euros distribués ce lundi, pour rechercher et peut-être un jour commercialiser des fromages élaborés à base de protéines végétales.

Répartition des aides par type d’entreprise Ministère de l’Industrie

Kalray a aussi été sélectionné. L’entreprise créée des cartes d’accélération qui aident à mieux traiter la quantité très importante de données qui afflue vers les data centers, ces centres de stockage des données informatique. Les décideurs publics comptent bien l’aider à devenir un leader européen du secteur. « Les aides doivent nous permettent de développer notre nouvelle génération de puces, explique Eric Baissus, le président de Karlay. On étudie par ailleurs la possibilité de rapatrier une partie de la production en France. On va travailler avec les acteurs locaux et leur exposer nos contraintes : le prix, bien trouver tous les sous-traitants qu’il faut, avoir de la flexibilité. »



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