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Economie

Salaires, emploi, pensions de retraite… Les syndicats descendent dans la rue ce mardi


Les syndicats CGT, FO, Solidaires (Sud) et les organisations de jeunesse ont lancé la mobilisation dès le 30 août, pour défendre les salaires et les emplois, ainsi que pour protester contre les réformes des retraites et de l’assurance-chômage.

À six mois de la présidentielle, les syndicats CGT, FO, Solidaires (Sud) et les organisations de jeunesse (Unef, UNL, Fidl, MNL) veulent envoyer un «signal fort». Ils appellent à faire grève et à manifester mardi 5 octobre. L’intersyndicale avait lancé la mobilisation dès le 30 août, pour défendre les emplois, exiger une hausse des salaires ainsi que pour protester contre les réformes des retraites et de l’assurance-chômage.

«La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en oeuvre de la réforme de l’assurance chômage reste d’actualité», s’agace la CGT dans un communiqué. Cette journée de mobilisation «unitaire interprofessionnelle nationale» vise principalement à «obtenir de meilleurs salaires» et de meilleures conditions de travail pour tous, retraités comme jeunes travailleurs et salariés. «Le premier objectif, c’est que cette colère que tout le monde constate […] s’exprime plus fortement, car on a besoin de réponses urgentes, maintenant, sans attendre d’échéances électorales», a expliqué le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ce lundi.

FO souligne, de son côté, son opposition farouche au «retour de la réforme des retraites» ainsi qu’à tout recul de l’âge de départ à la retraite. Le syndicat reste aussi vent debout contre la réforme de l’assurance-chômage, et avertit que le «quoi qu’il en coûte» présidentiel ne doit pas se transformer en «quoi qu’il en coûte aux salariés». L’union syndicale Solidaires s’insurge quant à elle contre les mesures «liberticides» du gouvernement, et réclame un «quoi qu’il en coûte social et écologique».

L’opposition des syndicats à la réforme des retraites dessinée par l’exécutif est connue de longue date. La semaine dernière, l’ancien premier ministre Édouard Philippe plaidait, de son côté, pour repousser l’âge du départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans. «Le 5 octobre, on a intérêt à donner un signal fort parce que je crains la surenchère pendant la période électorale», a réagi Yves Veyrier, secrétaire général de FO. Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, a indiqué souhaiter «que les questions sociales soient au cœur de cette campagne».

Les organisations fulminent également contre la réforme de l’assurance-chômage.Cette dernière, entrée en vigueur le 1er octobre, vise à réduire les indemnités des chômeurs «permittents», qui alternent contrats courts et périodes de chômage. L’ensemble des syndicats, dont la CFDT, qui n’a cessé de dénoncer la réforme, devrait déposer des recours dans les prochains jours.

Pas de perturbation prévue dans les transports

A Paris, la manifestation unitaire devrait partir de la place de la République, à 14h. Elle doit remonter le boulevard de Magenta, et se disperser à proximité de l’opéra Garnier, à l’angle de la rue Lafayette et de la rue de la Chaussé d’Antin. De source policière, plusieurs milliers de personnes sont attendues.

De leur côté, la SNCF et la RATP prévoient des perturbations limitées sur leurs réseaux. Le trafic Intercité, Transilien et TER sera «quasi normal», avec des «adaptations locales éventuelles», a indiqué le groupe ferroviaire ce lundi, mais le trafic des TER sera «perturbé» en Normandie. En Île-de-France, la régie s’attend à un trafic «normal» sur ses lignes. Seul le tramway T3 sera «très perturbé», de même que la circulation des bus, «légèrement perturbée».

La CFDT et la CFTC ne participeront pas

De leur côté, la CFDT – premier syndicat en France, public et privé confondus – et la CFTC ne participeront pas à cette journée. Selon de premières indications, quelque 200 points de rassemblement sont d’ores et déjà prévus. Même si les «conditions sanitaires» continuent de limiter aussi l’action militante, «il y a un regain de réunions syndicales, d’assemblées générales», assure Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. La question du passe sanitaire fera aussi partie des mots d’ordre.

La journée fera aussi office de test pour les organisations syndicales, à quelques mois de l’élection présidentielle. Les thématiques sociales sont récemment revenues sur le devant de la scène, avec l’explosion des factures de gaz, d’électricité et de carburant que ressentent de nombreux ménages. Les syndicats espèrent capitaliser sur la «colère» d’une partie de l’opinion pour forcer l’exécutif à reculer.«Quand il y a du monde dans la rue, ça pèse sur les décideurs, notamment le patronat et le gouvernement», a noté Philippe Martinez lundi, ajoutant que l’exécutif pourrait «changer d’avis» sur ses réformes si la mobilisation de mardi était massive. Solidaires, de son côté, veut croire que le 5 octobre ne sera que le «départ de mobilisations fortes et victorieuses».



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