Image default
Economie

Sanofi mise sur l’intelligence artificielle pour accélérer


Le labo s’allie à Exscientia pour concevoir et tester plus vite ses futurs médicaments contre le cancer.

Sanofi prépare l’avenir. Le premier laboratoire pharmaceutique français a annoncé vendredi la conclusion d’un accord de recherche avec Exscientia, le spécialiste britannique de la conception de médicaments grâce à l’intelligence artificielle. L’entreprise basée à Oxford a mis au point une « plateforme de médecine spécialisée » en oncologie qui doit permettre, grâce à l’intelligence artificielle et l’utilisation des échantillons biologiques de patients, de concevoir de nouvelles molécules. Elle collaborait déjà avec Sanofi depuis 2016.

Le nouveau partenariat porte sur l’utilisation de cette plateforme pour développer « jusqu’à 15 nouvelles petites molécules candidates en oncologie et immunologie », indique Sanofi. Exscientia dirigera la conception des petites molécules thérapeutiques et recevra un paiement initial de 100 millions de dollars. Cette somme pourra atteindre 5,2 milliards de dollars si le développement de médicaments en oncologie et immunologie se matérialise.

Exscientia percevra également des « redevances progressives sur les ventes » en cas de commercialisation d’un produit thérapeutique, pouvant atteindre 21 %. De son côté, Sanofi se chargera du développement préclinique et clinique des molécules thérapeutiques, de leur fabrication et de leur commercialisation.

Médicaments mieux ciblés et de qualité supérieure

Le partenariat avec Exscientia illustre l’appétit croissant dans le secteur de la santé pour l’intelligence artificielle comme facteur d’accélération de la découverte de nouveaux médicaments. « Le partenariat a pour but de transformer la manière dont s’opère la recherche et le développement de nouvelles petites molécules contre le cancer et les maladies immunitaires », explique Frank Nestle, directeur mondial de la recherche et responsable scientifique de Sanofi. Le recours à l’intelligence artificielle permettra de réduire les délais de recherche et de développement (R&D) et de concevoir des médicaments « mieux ciblés et de qualité supérieure pour les ­patients ».

Pour Sanofi, qui a fait de l’oncologie l’une de ses priorités, il s’agit aussi de se doter de nouveaux outils pour mettre les bouchées doubles. Le labo reste challenger de l’oncologie face aux géants du secteur MSD, Roche ou Novartis. En novembre, il est entré au capital d’Owkin, jeune pousse française qui s’est imposée dans l’intelligence artificielle appliquée à la recherche médicale, « pour accélérer la recherche et le développement de nouveaux traitements contre le cancer ». Quelques semaines plus tard, il a mis la main (pour 1 milliard de dollars) sur la biotech américaine spécialiste de l’immuno-oncologie Amunix Pharmaceuticals.

Par ailleurs, depuis quelques mois, le géant pharmaceutique multiplie les acquisitions dans des domaines variés. À l’automne, il a racheté pour 1,6 milliard d’euros Kadmon, une biotech américaine développant un traitement destiné aux personnes ayant subi une greffe et, pour 2,7 milliards d’euros, la biotech américaine Translate Bio, spécialisée dans l’ARN messager.



Source link

Autres articles

Après la faillite de Greensill Capital, les créanciers réclament des milliards

administrateur

Pourquoi le projet d’écotaxe pour les poids lourds est de retour

administrateur

Le Figaro a testé pour vous l’application StopCovid, disponible à partir d’aujourdhui

administrateur

«Vers une urgence sanitaire sans fin et sans contrôle ?»

administrateur

à Paris, les commerçants pourront étendre leurs étalages sur le trottoir

administrateur

Fin du premier «round social» de l’ère Castex

administrateur