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Finance

Société Générale ouvert à des partenariats dans les métiers de titres



C’est un mystère du nouveau plan stratégique de Société Générale dans la banque de financement et d’investissement (BFI) : quelle sera la place des métiers de titres, regroupés au sein de la division Société Générale Securities Services (SGSS), qui fait régulièrement l’objet de spéculations ?

L’activité, qui a enregistré des revenus de près de 600 millions d’euros en 2020, propose des services de gestion, conservation et administration de titres à des investisseurs institutionnels ou des banques. Elle revendique le deuxième rang européen avec 4.315 milliards d’euros d’actifs conservés.

Sa grande force : elle consomme peu de capital – le nerf de la guerre – et, à défaut d’afficher des taux de croissance importants, rassure par sa stabilité. Mais le nouveau patron de la BFI, Slawomir Krupa, le reconnaît : « nous sommes sur un marché qui est difficile, très compétitif ».

« Comme pour toutes les autres activités, nous serons proactifs et essaierons d’optimiser [cette activité] », a-t-il expliqué lors d’une conférence avec les analystes lundi, évoquant « des partenariats potentiels ». Une ouverture qui ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd chez ses grands concurrents français CACEIS (filiale de Crédit Agricole) et BNP Paribas Securities Services (BP2S).

Course à la taille

Les deux groupes, leaders en Europe, sont à l’offensive sur ce marché, où les marges sont faibles et les besoins de taille d’autant plus importants. Tout en réduisant sa base de coûts , CACEIS multiplie les acquisitions comme il vient de le faire avec les activités de Santander ou de Kas Bank.

Selon un banquier, il y a une course à la taille dans ce métier de volume. Reste à savoir si SGSS jouera un rôle de consolidateur, par exemple en utilisant le produit de la vente de Lyxor à Amundi , ou de consolidé, en mariant ses activités à celles d’un plus gros comme CACEIS ou BP2S, comme la rumeur avait couru dans le passé.

« C’est une activité qui, sans présenter de croissance significative, fait pleinement partie de notre portefeuille et qui apporte un équilibre et complète l’éventail des solutions dont les investisseurs ont besoin », a précisé Slawomir Krupa aux « Echos ». Si le groupe investit, ce sera de manière « très, très disciplinée ».

Dans l’immédiat, SGSS fait l’objet d’un programme de réduction des coûts. Dans le cadre du plan d’économies de 450 millions d’euros mené actuellement dans la BFI, la division qui possède notamment une antenne à Nantes, devrait voir environ 160 postes affectés.



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