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Economie

TF1 profite du rebond de la publicité


Quelques semaines après l’annonce de ses fiançailles avec M6, le groupe affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1,13 milliard d’euros au premier semestre.

Quelques semaines après l’annonce de ses fiançailles avec M6, le groupe TF1 publie ses résultats semestriels, montrant une belle progression. Le chiffre d’affaires consolidé progresse de quasiment 28 % à 1,13 milliard d’euros, au premier semestre, au-dessus du consensus des analystes financiers, et revenant presque à son niveau de 2019.

Surtout, les revenus publicitaires, – son activité principale —, progressent de 31% par rapport à 2020, pour atteindre 802 millions d’euros, à la faveur d’un net rebond au deuxième trimestre (+71% sur un an). Ils restent néanmoins en repli de 4% par rapport à 2019. «C’est un très bon premier semestre avec un fort rebond par rapport à l’année 2020, nous retrouvons les niveaux de performance de 2019, s’est félicité Gilles Pélisson, le PDG de TF1, lors de la présentation des résultats mercredi. Cette forte hausse est principalement portée par le dynamisme des investissements publicitaires en télévision sur le deuxième trimestre».

Dans le détail, le chiffre d’affaires publicitaire sur le digital s’élève à 63,1 millions d’euros, en hausse de 10,4 millions d’euros par rapport à fin juin 2020. La plateforme de replay MyTF1 a notamment vu ses audiences progresser de 21% sur un an. Le chiffre d’affaires publicitaire des sites internet du groupe (Marmiton, Doctissimo) est, lui, en légère baisse par rapport à fin juin 2020.

Par ailleurs, onze mois après son autorisation, la publicité segmentée trouve peu à peu sa place dans les écrans publicitaires des chaînes du groupe TF1, avec une soixantaine de campagnes réalisée depuis janvier et un partenariat exclusif récemment signé avec Le Bon Coin pour toucher les petits annonceurs.

Dopé par la fiction française

TF1, qui a augmenté de 31,2% ses investissements dans les programmes, a pu capitaliser sur le succès de la fiction française, notamment la série HPI, et la diffusion de certains matches de l’Euro 2020 malgré l’arrêt précoce en huitième de finale du parcours de l’équipe de France. La part d’audience du groupe sur les cibles publicitaires est en hausse sur un an au premier semestre, avec 33,5% sur la cible commerciale des femmes responsable des achats de moins de cinquante ans (+0,8 point par rapport à 2019).

La fin de l’histoire s’écrit fin 2022. Il est trop tôt pour se prononcer sur l’avenir des chaînes TNT après la fusion avec le groupe M6

Gilles Pélisson, PDG de TF1

«Nous continuons à affiner notre stratégie multicanal, et multiplier nos investissements dans la production de contenus. Notamment dans la fiction française, qui a tiré nos audiences», indique Gilles Pélisson. Sur les six premiers mois de l’année, 45 prime time du groupe TF1 ont connu une audience supérieure à 5 millions de téléspectateurs.

Par ailleurs, les activités de production de contenus des studios Newen, présents dans sept pays, ont enregistré un chiffre d’affaires de 145,3 millions d’euros, en hausse de 45,6 millions d’euros sur un an. «L’activité de Newen bénéficie lors des six premiers mois d’un effet de rattrapage, suite au décalage de certaines productions prévues en 2020, notamment au Canada et en Belgique», précise le groupe.

Une marge opérationnelle à deux chiffres

Sur le premier semestre, le groupe dégage un taux de marge opérationnelle courante de 15%. Et il s’affiche confiant dans ses prévisions pour la seconde moitié de l’année. «La rentrée sera ambitieuse avec de grands divertissements mais aussi des séries événement comme Une affaire française avec un casting de cinéma (sur l’affaire Grégory, NDLR). Nous prévoyons un retour d’une marge opérationnelle à deux chiffres, entre 10% et 15%, pour l’année 2021», affirme Gilles Pélisson.

Le résultat net est multiplié par trois à 108,4 millions d’euros, intégrant des premières charges exceptionnelles de 2,4 millions d’euros liées au projet de fusion entre TF1 et M6. Cette opération, prévue pour la fin de l’année 2022, a été approuvée à l’unanimité le 8 juillet dernier par les instances représentatives du personnel du groupe TF1. Il doit désormais obtenir l’assentiment du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et de l’Autorité française de la concurrence, qui doit se prononcer vis-à-vis de la part de marché très importante qu’obtiendrait le nouveau groupe dans le secteur de la publicité télévisuelle. En réunissant les deux entités, le nouvel ensemble contrôlerait plus de 70 % du marché publicitaire télé français. L’Union des marques qui représente les annonceurs avait fait savoir qu’elle ne voyait pas ce rapprochement d’un bon œil.

La législation interdit par ailleurs à un même groupe de diffuser plus de sept ondes hertziennes, laissant supposer que la fusion va entraîner l’abandon de trois chaînes télé. «La fin de l’histoire s’écrit fin 2022. Il est ainsi trop tôt pour se prononcer sur l’avenir des chaînes TNT», indique pour l’heure le patron de TF1.

Malgré des résultats supérieurs aux attentes des analystes, le cours de TF1 baissait de 1,8 % en milieu de matinée à la Bourse de Paris.



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