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Economie

Toujours pas de décision sur le maintien ou non de Georgieva à la tête du FMI


Kristalina Georgieva est accusée d’avoir fait pression sur ses équipes quand elle était directrice générale de la Banque mondiale pour que la Chine obtienne un classement plus favorable dans le rapport «Doing Business».

Le maintien, à la tête du FMI, de Kristalina Georgieva, accusée d’irrégularités, restait en suspens dimanche 10 octobre au soir, après une nouvelle réunion de ses instances dirigeantes à la veille de l’ouverture des réunions d’automne de l’institution.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international, qui estime avoir fait «d’autres progrès significatifs» dans la compréhension de ce dossier, pourrait de nouveau se réunir lundi, selon deux sources proches du dossier, après une série de réunions cette semaine.

Le conseil, qui compte 24 membres représentant 190 pays, prend généralement ses décisions par consensus. L’objectif est «de conclure très prochainement l’examen» de ce dossier, a expliqué un porte-parole dans un communiqué dimanche soir très similaire à celui publié deux jours plus tôt.

Accusée d’avoir favorisé la Chine

Quand bien même la direction du FMI venait à lui renouveler sa confiance, la directrice générale, une Bulgare âgée de 68 ans, ressortirait affaiblie de cette affaire qui a éclaté avec la publication, le 16 septembre, des conclusions d’une enquête du cabinet d’avocats WilmerHale. Cette dernière a pointé des irrégularités dans la rédaction des éditions 2018 et 2020 du rapport «Doing Business» de la Banque mondiale. Ses auteurs ont accusé Kristalina Georgieva d’avoir fait pression sur ses équipes quand elle était directrice générale de la Banque mondiale pour que la Chine obtienne un classement plus favorable.

Cette enquête a été menée à la demande du comité d’éthique de la Banque mondiale alors que ce rapport, qui classe les pays par rapport à leur facilité à faire des affaires, a fait l’objet de nombreuses polémiques et avait conduit à la démission de l’ancien chef économiste, Paul Romer.

L’absence de décision jette un froid sur les réunions du Fonds et de la Banque mondiale qui démarrent lundi. Kristalina Georgieva doit intervenir au cours d’une table-ronde sur la thématique: réinventer le lieu de travail pour les femmes. Mais c’est surtout sa conférence de presse de mercredi qui est désormais très attendue.

L’Europe et l’Afrique favorables à son maintien

Le Conseil d’administration du FMI a entendu tour à tour Kristalina Georgieva et les représentants du cabinet WilmerHale. Alors qu’elle nie farouchement les faits qui lui sont reprochés, son sort divise les membres du FMI. D’une part, l’Europe et l’Afrique souhaitent son maintien. D’autre part, les États-Unis et le Japon sont pour l’heure réticents à la voir poursuivre ses fonctions, selon plusieurs sources proches du dossier.

Six anciens responsables de la Banque mondiale, dans une déclaration publiée par une agence de relations publiques retenue par Kristalina Georgieva, l’avaient défendue récemment, la qualifiant de «personne de la plus grande intégrité et engagée en faveur du développement».



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