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Economie

Un ancien couvent transformé en pôle culturel à Deauville


EN IMAGES – Dès le 20 mars – si le Covid le permet -, le grand public pourra déambuler dans cet ancien lieu de culte érigé au 19e siècle.

C’est l’histoire d’un bâtiment qui s’était refermé sur lui-même. La mairie de Deauville a voulu l’ouvrir sur la ville. À l’origine, l’édifice, construit à la fin du 19e siècle, était un orphelinat pris en charge par des religieuses de la Congrégation des Sœurs Franciscaines. En 2005, la Ville envisage de construire un théâtre et une médiathèque. Mais son projet est suspendu à cause de la crise financière.

Six ans plus tard, la mairie reçoit en donation la collection André Hambourg de la part de la femme du peintre. Dans le même temps, la Ville apprend que les religieuses songent à vendre leur couvent. C’est là que naît l’idée de réhabiliter l’édifice de 6200 m² pour en faire un pôle culturel où se mêlent musée, cinéma, art, spectacle, médiathèque… «Au lieu de cloisonner la culture, pourquoi ne pas mettre en commun ses différentes activités?», suggère l’architecte Alain Moatti qui a imaginé le projet baptisé Les Franciscaines et qui a coûté une vingtaine de millions d’euros (acquisition, travaux, études et maîtrise d’œuvre).

Pour l’architecte qui a notamment réaménagé le 1er étage de la Tour Eiffel ou l’Hôtel de la Marine à Paris, c’est le meilleur moyen d’en faire un lieu de vie. «Un lieu de vie, c’est un endroit où l’on aime rester et profiter de l’espace pour flâner, lire, étudier, regarder un film, écouter de la musique… C’est un lieu dont on a envie, pas besoin», ajoute Alain Moatti.

Deauville aurait justement bien envie que ses résidents secondaires et autres touristes de passage décident de rester à l’année. Ville touristique par excellence, la cité balnéaire voit ses quelque 40.000 habitants se transformer en moins de 4000, une fois l’été passé. «À Deauville, 75% des habitations sont des résidences secondaires et 25% des résidences principales», précise Philippe Normand, directeur culturel de l’Établissement public à caractère industriel et commercial (Épic) des Franciscaines qui se réjouit de cet équipement «unique en France».

Les Sœurs Franciscaines ont élu domicile…à quelques mètres de leur ancien couvent qu’elles ont vendu à la Ville de Deauville

À cinq minutes de la plage (voir ci-dessous), se dresse donc le futur pôle culturel, haut de 15 mètres. Un bâtiment qui mêle histoire et modernité. «Nous voulions construire un pôle contemporain en respectant la mémoire des lieux», souligne Caroline Clémensat, directrice de l’Épic. C’est ainsi que le cloître a été conservé et même couvert par un vaste lustre de 400 m² – baptisé le «nuage», vu sa forme – qui capte les lumières des saisons. «C’est le cœur ouvert du bâtiment qui peut jouer le rôle de salle de lecture, d’espace de rencontre ou de salle de spectacle», explique Alain Moatti.

Les vitraux de l’ancienne chapelle – transformée en un auditorium de 253 m² pouvant accueillir plus de 200 personnes assises – ont également été conservés et même rénovés. Contre l’avis de l’architecte. «Mon but était que le public retrouve des éléments symboliques qui échappent au religieux, argumente-t-il. Je cherche à extraire du lieu des éléments qui prolongent l’histoire sans lui appartenir».

Les vitraux de l’ancienne chapelle ont été conservés et restaurés

Le week-end du 20/21 mars prochain – si les conditions sanitaires le permettent -, Les Franciscaines ouvrira ses portes au public qui pourra y entrer librement tous les jours de la semaine sauf le lundi hors vacances scolaires, de 11h30 à 18h30. Hors Covid, le bâtiment peut accueillir jusqu’à 1300 personnes. «Moyennant 5 euros par mois – 1 euro pour les moins de 20 ans -, les abonnés pourront avoir accès au musée, aux expositions à des tarifs avantageux ou encore emprunter des ouvrages», détaille Caroline Clémensat.

En déambulant sur les passerelles, les visiteurs découvrent une véritable promenade numérique sur laquelle s’ouvrent les salles des univers thématiques

Il y en aura pour tous les goûts. Les différents espaces culturels sont structurés autour de 5 thèmes: le cheval, cher au maire de Deauville, Philippe Augier, également président du PMU, le cinéma/art/spectacle, la jeunesse, l’art de vivre et la mémoire de Deauville. Cinq univers structurés délimités par de gigantesques étagères ondulées baptisées les «Rubans de la connaissance» (voir ci-dessus). «Les suivre, c’est se perdre dans Les Franciscaines», conclut Alain Moatti. Et donc y rester.



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