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Economie

Un limitateur de vitesse bientôt obligatoire sur les voitures neuves


À partir du 1er juillet 2022, les voitures tout juste sorties des chaînes de production devront être équipées de ce nouveau dispositif pour pouvoir être vendues en Europe.

L’Union européenne veut en finir avec les excès de vitesse. À partir du 1er juillet 2022, toutes les voitures neuves commercialisées en Europe devront être équipées d’un dispositif de freinage intelligent. C’est ce que prévoit une réglementation européenne officiellement adoptée le mercredi 17 novembre.

Le dispositif surveillera en temps réel la vitesse du véhicule pour la comparer à la vitesse maximale autorisée sur le tronçon de route où il se trouve. En cas de dépassement, il agira en deux temps. Plusieurs signaux sonores avertiront d’abord le conducteur. Puis, si le véhicule continue de rouler au-dessus de la vitesse limite, la pédale de l’accélérateur deviendra progressivement de plus en plus dure afin de forcer le ralentissement.

Un système pas infaillible

Pour connaître la vitesse maximale autorisée sur le tronçon en cours, les véhicules embarqueront des caméras capables de lire les panneaux routiers. Les informations seront croisées avec le système de navigation de bord ou, le cas échéant, avec la balise GPS de l’appel d’urgence eCall, obligatoire sur toutes les voitures neuves depuis 2018. De quoi limiter les risques en voiture ? Porte-parole de l’association 40 millions d’automobilistes Pierre Chasseray, a testé un de ces systèmes en conduisant sur l’autoroute un véhicule qui en était équipé. Il a relevé des failles : «le système de reconnaissance des panneaux a confondu un panneau de limitation de vitesse de sortie de l’autoroute avec un panneau de limitation de vitesse sur l’autoroute, alors que je ne prenais pas cette sortie» raconte-t-il.

Pour ceux qui le souhaitent, il sera toujours légalement et techniquement possible de désactiver le système, mais uniquement au démarrage. Cette activation par défaut du système interroge Pierre Chasseray : «je préférerais qu’on laisse le choix au conducteur d’activer ou non le système, plutôt que celui de le désactiver. C’est ce qui se passe avec le correcteur de trajectoire. Je parierais presque que le positionnement du Parlement à ce sujet sera inversé en 2024».

Des dispositifs «intéressants»

De son côté, la délégation interministérielle à la sécurité routière accueille favorablement cette obligation. «Quand on considère qu’un tiers des accidents mortels sont dus à la vitesse, ces nouveaux dispositifs, imposés par l’Union européenne aux constructeurs automobiles à partir de l’année prochaine, sont intéressants» a déclaré ce mercredi dans le quotidien régional Var-Matin la déléguée générale Marie Gautier-Melleray. Elle rappelle toutefois que ce moyen ne saurait suffire à lui seul pour assurer la sécurité. «Ces nouveaux dispositifs seront surtout destinés à alerter le conducteur qui dépasse la vitesse autorisée. C’est valable pour les automobilistes qui dépassent la limitation de vitesse par inadvertance. Pour les autres…» précise-t-elle encore dans le quotidien.

Reste aussi à savoir de combien le dispositif augmentera le prix des voitures. Interrogé, Stellantis s’est voulu rassurant «Nous ne pensons pas qu’il y aura un effet sur le prix car il s’agit en fait de raccorder des systèmes qui équipent déjà nos véhicules. C’est le cas de la reconnaissance des panneaux de signalisation, qui affiche sur le tableau de bord la limitation de vitesse en vigueur» explique le constructeur.



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