Image default
Economie

Véran n’exclut pas une prolongation au-delà du 15 novembre


Si le passe sanitaire devait être prolongé, «il nous faudrait un nouveau texte de loi, qui serait à nouveau débattu au Parlement», a précisé le ministre de la Santé.

Le passe sanitaire pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre «si le Covid ne disparaissait pas de nos vies» d’ici cette échéance fixée par la loi, a déclaré ce jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran lors d’une conférence de presse.

«Ce passe ne peut être prolongé au-delà du 15 novembre, sans quoi il nous faudrait un nouveau texte de loi, qui serait à nouveau débattu au Parlement», a rappelé Olivier Véran lors d’une conférence de presse. «Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, ça pourrait arriver si le Covid ne disparaissait pas de nos vies dans les trois prochains mois», a-t-il ajouté, rappelant que ce dispositif «a fait l’objet d’un débat démocratique d’une rare qualité».

Succès du passe sanitaire

Le ministre a affirmé que «les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du passe sanitaire» qui, associé à un «système de tests efficace et la vaccination massive des Français», a «permis de traverser l’été sans confinement malgré une vague de variant très contagieux». «La quatrième vague n’est pas derrière nous mais elle diminue», a-t-il indiqué, invitant toutefois à rester vigilent à l’approche de la fin des vacances qui pourrait créer un brassage de population et de la rentrée des classes.

Obligatoire depuis le 21 juillet dans les lieux (culture, loisirs, sports, salons…) accueillant plus de 50 personnes, le passe sanitaire a été étendu le 9 août à l’accès aux hôpitaux sauf urgences, aux bars et restaurants, aux grands centres commerciaux sur décision préfectorale… Il s’imposera dès lundi aux salariés des lieux concernés.

Antilles : un retard de vaccination qui «aura tué et tue encore»

À nouveau, Olivier Véran a pointé du doigt le plus faible taux de vaccination aux Antilles. Le retard pris «aura tué et tue» encore, a-t-il déploré, en critiquant la persistance de la défiance vaccinale: «la peur du virus oui, la peur du vaccin, non». À l’inverse des Antilles et de la Polynésie française, «la vaccination massive» en métropole a permis, selon lui, «d’éviter le pire» lors de la quatrième vague que connaît actuellement la France depuis juillet. Cette dernière «tue surtout des non vaccinés, les hôpitaux sont remplis de non vaccinés, les décès touchent des non vaccinés», a rappelé le ministre. En métropole, «si l’on n’avait pas pu compter sur le vaccin, la quatrième vague aurait pu être la pire, avec des dizaines de milliers de cas supplémentaires par jour, des cas graves en masse, les hôpitaux auraient pu être débordés en quelques semaines, cela n’est pas arrivé et nous avons de sérieuses raisons de penser que cela n’arrivera pas», a-t-il dit.

50 millions de primo-vaccinés début septembre

Olivier Véran a estimé que l’objectif de 50 millions de primo-vaccinés sera atteint dans la première semaine de septembre mais le gouvernement «souhaite aller au-delà», puisque 57 millions de Français sont éligibles. Les adolescents (12/17 ans) sont déjà vaccinés à près de 60%, et «pour les 40% restants, ce sera facilité» par la campagne prévue en milieu scolaire à la rentrée.

Mais pour le ministre, «la priorité des priorités ce sont les 2 millions de Français âgés ou malades qui n’ont pas encore été vaccinés». Il a appelé à renforcer encore les dispositifs d’«aller vers», demandant aussi à tous les soignants (médecins, infirmiers) de proposer la vaccination à leurs patients encore non vaccinés en lien avec les collectivités, les associations. Il a annoncé l’envoi de lettres ciblées aux vulnérables pas encore vaccinés.

La troisième dose accessible à partir de lundi

Concernant le vaccin, le ministre de la Santé s’est également exprimé sur l’administration d’une troisième dose. Celle-ci concernera dans un premier temps les personnes de plus de 65 ans et celles immunodéprimées. Dès le premier septembre, il sera donc possible pour ce public de prendre rendez-vous avec pour condition que la dernière injection remonte à au moins six mois. Les campagnes de vaccination dans les Ehpad pour ce rappel seront, elles, débuteront à partir du 12 septembre, a annoncé plus tôt dans la journée Jean Castex.

«Ce n’est pas exceptionnel, la majorité des vaccins nécessitent un rappel», a rappelé Odile Launay, professeure infectiologue et membre du comité vaccin covid-19, présente aux côtés du ministre lors de la conférence de presse. «Il n’est pas du tout exclu que dans l’avenir on soit amenés à faire des rappels à des fréquences qui restent à déterminer», a-t-elle ajouté. «Peut-être qu’un jour, on sera amené à administrer une troisième dose» à tous a, en effet, précisé Olivier Véran bien que ce cas de figure ne soit pas envisagé pour l’instant.



Source link

Autres articles

Washington annonce des droits de douane supplémentaires sur des produits français et allemands

administrateur

les ventes repartent à la hausse en juin

administrateur

Le gouvernement voudrait doubler la durée du congé paternité

administrateur

Pourquoi les bénéficiaires des APL ne devraient pas toucher la prime exceptionnelle comme l’a promis Macron

administrateur

Rien n’arrête la hausse des prix de l’immobilier en France

administrateur

La dette publique française grimpe à 118,2% du PIB à la fin du premier trimestre 2021

administrateur