Image default
Finance

Vers la création d’un poids lourd du courtage d’assurance



Publié le 4 déc. 2020 à 6:05

Grandes manoeuvres chez les courtiers en assurances d’entreprises. Le groupe Siaci Saint Honoré est en discussions avancées pour fusionner avec son concurrent Diot et ouvrir son tour de table, de sources concordantes. Cette transaction vise à donner naissance à un poids lourd indépendant français du courtage sur le marché européen, à même de rivaliser avec les grands acteurs britanniques et américains, alors que Aon et Willis Towers Watson finalisent leur rapprochement .

Le projet, s’il se concrétise, confortera un peu plus la position de numéro deux de Siaci Saint Honoré sur le marché français et ferait plus que doubler, jusqu’à près de 2,4 milliards d’euros, la valeur du groupe de courtage créé par l’emblématique Pierre Donnersberg. Interrogé, le groupe Siaci n’a pas souhaité commenter.

De grandes entreprises clientes

« Ensemble, les deux groupes couvriront la moitié du CAC 40 et les deux tiers du SBF 120 », se félicite une source proche du dossier. Siaci sert des clients de référence comme Bolloré, Alstom, Dassault, ou L’Oréal. Diot, même s’il est un acteur deux fois et demie plus petit que son potentiel partenaire, est aussi très présent auprès de grandes entreprises françaises, telles que Engie ou Fnac-Darty.

Cette opération intervient en pleine consolidation du secteur, après le rapprochement de Gras Savoye Willis Towers Watson et Aon. Siaci a ainsi examiné d’autres options mais les a refermées. Celle d’un rapprochement avec l’acteur britannique Hyperion, évoquée fin octobre par « l’Argus de l’Assurance » à l’origine des premières révélations du projet, n’est plus privilégiée. Pierre Donnersberg donne la priorité une alliance continentale européenne.

Vers une mise en Bourse

Le rapprochement avec Diot se traduirait par une recomposition du capital. Siaci, contrôlé par le fonds britannique Charterhouse, accueillerait à hauteur de 35 % la famille Burrus, le propriétaire du courtier Diot, dans ce nouvel ensemble.

« Cela permettrait d’avoir un actionnaire de référence qui ne cherche pas à vendre rapidement comme le ferait un fonds d’investissement », explique un connaisseur du dossier. La position du fonds Ardian, actuel actionnaire minoritaire de Siaci, n’est pas encore connue. Les dirigeants actuels du courtier conserveraient quant à eux plus de 10 % de l’entreprise, aux côtés d’autres actionnaires familiaux.

Le solde détenu par Charterhouse pourrait être ouvert à d’autres actionnaires. Un processus serait lancé à partir du mois de janvier. « Pour appuyer ce projet, il faut faire entrer des investisseurs non pas financiers, mais de long terme et capables d’apporter un soutien industriel, du « smart money »», indique une source proche de la transaction.

Christian Burrus aux manettes

Des discussions seraient entamées avec des candidats ayant le profil de bpifrance. Et d’ici quatre ou cinq ans, le nouveau groupe se mettrait en ordre de marche pour entrer en Bourse.

Ce projet de fusion serait l’occasion d’anticiper une autre étape sensible, celle de la succession de Pierre Donnersberg, âgé de 73 ans. Une des options envisagées serait ainsi de passer la main à Christian Burrus, au bout d’une période transitoire de quelques années. L’homme d’affaires suisse a déjà fait ses preuves sur la place financière : il a tenu tête jusqu’au bout au fonds britannique CVC, lors de son rachat du courtier grossiste en assurances April.

intertitre



Source link

Autres articles

Euronext Access + peine à séduire les start-up

administrateur

Covid : les profits des géants du CAC réduits à néant

administrateur

Panique boursière en Chine : « Une piqûre de rappel pour les investisseurs étrangers »

administrateur

Pourquoi Wall Street fait mieux que les Bourses européennes

administrateur

La suspension de cotation de Solutions 30 prolongée d’une semaine

administrateur

Un ex-trader de Deutsche Bank condamné à de la prison pour manipulation de métaux précieux

administrateur