Image default
E-commerce / Shopping

Thermomix, pourquoi un tel engouement ?

Rarement un produit non vendu en grande surface n’a connu autant de succès. Touslesbudgets.com est allé au-devant de la communauté de fans du Thermomix, pour percer les secrets du carton de ce robot de cuisine, vendu pourtant plus de mille euros.

Certain(e)s le trouvent beau. D’autres terriblement efficace. Les pages Facebook à sa gloire se comptent par dizaines : bienvenue dans l’univers Thermomix. Ce robot de cuisine multifonctions, fabriqué en France (en Eure-et-Loir) par le groupe allemand Vorwerk, est une star dans de nombreux foyers, jusqu’aux cuisines de certains grands chefs. Vorwerk prétend en vendre « un toutes les trente secondes » dans le monde. Sur Facebook, la page « Thermomix Addict » a récolté 27 000 « j’aime » en moins de trois ans. Ses publications sont relayées des dizaines de fois. « J’étais tellement contente de l’achat de mon premier Thermomix que j’ai voulu partager mon enthousiasme, explique Laëtitia, la créatrice de la page. C’est devenu un véritable échange : je publie une recette, les membres me font part de leur avis et me donnent de nouvelles idées. »

>> A relire : Les robots de cuisine se vendent comme des petits pains

Touslesbudgets.com vous invite à faire le test au bureau : au moins l’un(e) de vos collègues connait le Thermomix. Une curiosité, sachant que son seul canal de publicité est… le bouche-à-oreille. On ne l’achète que lors de réunions à domicile (7 000 vendeurs en France, voir La vente à domicile n’a pas dit son dernier mot). La seule publicité trouvée sur le web est visible sur la chaîne Youtube de Vorwerk, pour le TM5, le dernier-né de la marque en 2014. Bilan : plus de 500 000 vues pour un appareil qui s’est déjà vendu, rapportait Le Parisien en mars, à 225 000 exemplaires dans l’hexagone en un peu plus d’un an (un million dans le monde). Et ce malgré un prix de vente de 1 139 euros.

« Presque comme une voiture »

Son prix élevé n’écorne pas la popularité du Thermomix. Lyse, qui lui consacre un blog, Yummix, a franchi le pas dès 2007. Pour 969 euros. Elle le connaissait déjà : sa mère en possédait un. « Si je n’avais pas eu idée de sa robustesse, je n’aurai jamais mis un prix pareil, raconte la jeune femme. C’est un équipement majeur dans un foyer, presque comme une voiture, pour un gros budget, mais ce n’est pas juste un blender et il sert quotidiennement. » Argument choc, selon ses fans : sa polyvalence. « Il n’a qu’un seul bol, qu’une seule lame et on peut tout faire avec. Il n’a aussi que très peu d’accessoires, ce qui évite les placards pleins et limite la vaisselle. On gagne beaucoup de temps », insiste la blogueuse.

Du temps, les Français en passent dans leur cuisine (21 jours par an). D’un côté, ils adorent cuisiner. De l’autre, ils adorent les robots qui font tout. Paradoxal ? « Thermomix aide techniquement, mais on reste maître de ce que l’on y met et de la manière dont on l’utilise, répond Lyse. Il a d’ailleurs développé mon envie de cuisiner, au quotidien, de petits plats sains à base de légumes. » Qu’attendent ses fans du prochain Thermomix ? Du côté de Thermomix Addict, on a son idée : « Un prix plus abordable, un bol encore plus grand, plus de stabilité, moins de bruit et une balance plus précise (…) Et pour le côté fun, peut être un design plus coloré ou de quoi le customiser au gré de nos envies. »

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui.

>> A relire : Pourquoi les Français aiment tant les sauces

De l’occasion à prix d’or
Le Thermomix neuf coûte cher. Le Thermomix d’occasion, aussi, coûte cher. En se promenant sur les sites de vente entre particuliers, Touslesbudgets.com est tombé sur des exemplaires, pas si rares, du célèbre robot, à des prix oscillant entre 500 et 900 euros. A noter que bon nombre d’appareils, datant de 2006 ou 2007, révisés et sous garantie d’un an, n’ont décoté que de quelques dizaines d’euros en dix ans. Sur le site officiel de Vorwerk, vous pourrez trouver un onglet « promos et nouveautés ». Mais ne vous réjouissez pas trop vite : les rabais n’y concernent que des accessoires (packs de recettes, produits dérivés…).

Benjamin Hay – ©Capture d’écran thermomix.vorwerk.fr

Autres articles

Le succès des commerces nouvelle génération

Irene

Les « gros pleins » de courses moins fréquents

Irene

Payez ce que vous voulez, une formule qui fait mouche, mais reste peu viable

Irene

En grandes surfaces ou au marché, le bio à l’assaut des paniers

Irene

Comment bien choisir un sac à dos personnalisé ?

Anthony

Le duty free, escale de plus en plus recherchée

Irene